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 Ces souvenirs qui me rattrapent. - Yeleen.

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Lazulys A. Feiweï
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MessageSujet: Ces souvenirs qui me rattrapent. - Yeleen.   Mar 24 Avr - 21:08


Ces souvenirs qui me rattrapent
lazulys andromeda feiweï & yeleen solas

Dräshm, la ville déchue. Pauvre ruine qui fut autrefois la plus grande des cités, et même la seule. Je n’y étais jamais allée, aussi décidai-je de m’y hasarder. Azaryel m’en parlait parfois, comme un amoureux transi parlait de celle qu’il aimait. Bien sûr, ce n’était pas pour lui que je visitais les ruines de Dräshm, mais pour ma personne. Je n’avais aucune compassion pour ce clown pervers, et il était hors de question que j’éprouve pour lui quoi que ce soit qui y ressemble. Pour tout dire, j’allais regarder ces vestiges des temps anciens par simple curiosité, pour voir à quoi cela ressemblait réellement, si les livres décrivaient si bien l’ancienne capitale, ou du moins ce qui en restait. Au moins, cela me permettra de faire bonne figure auprès de mes confrères et consœurs, cette bande de rustres qui semblait constamment oublier que j’étais du même rang qu’eux. Enfin. Le fait que je ne sois qu’une gamine de treize ans me rattrapera sans doute éternellement, et peu importera le fait que je sois cultivée, assidue et fidèle aux idéaux de la Guilde. Et même après avoir atteint l’âge adulte, on me sous-estimera quand même car je demeurerais la plus jeune des Assassins. Parfois, histoire de me remonter un peu le moral, je me disais qu’ils étaient tout simplement jaloux qu’une ‘‘fillette’’ parvienne à faire les mêmes choses qu’eux, et même à les surpasser. Et je leur jetais des regards méprisants lorsque je passais devant eux, un regard si noir et si glacial qu’ils n’osent même pas y répondre. Le fait que mon Invocation soit la Peur m’y aidait sans doute. J’avais naturellement cette aura inquiétante voire terrifiante, et partout où je passais les gens ressentaient la peur, même une infime inquiétude, sans en connaître la véritable raison. Ma foi, je trouvais cela plutôt amusant. Même si voir des rictus de dégoût et d’horreur sur les visages des gens m’amusait beaucoup moins que l’Esprit de la Peur.

Mais passons. Inutile de s’attarder sur des personnes aussi inintéressantes et insignifiantes que ces maudits adultes qui se croyaient plus forts que tout le monde. Si j’étais meilleure qu’eux et que ça les dérangeait, c’était leur problème et pas le mien. J’avais donc demandé à Azaryel de bien vouloir me porter jusqu’à Dräshm, je n’avais pas envie d’y aller en diligence. Ce qui était vraiment pratique avec cet Esprit – il fallait bien que je lui trouve une utilité malgré tout –, c’était qu’il pouvait me transporter n’importe où, sous sa véritable forme. Mais était-ce vraiment une forme ? Je m’étais toujours posée la question. Azaryel, l’Esprit de la Peur, n’avait tout simplement pas de forme définie, c’était plutôt une… chose fantomatique et noire, pouvant prendre la forme de vos pires phobies. Il n’avait jamais pris la forme de la mienne, d’ailleurs… Peut-être parce que j’étais sa maîtresse. Mais j’étais sûre qu’il savait de quoi j’avais le plus peur. Mais tout de même… Pourquoi avait-il cette forme indéfinie, sans début ni fin ?... Peut-être parce que la Peur, la Peur réelle, n’avait pas de vrai visage, tout simplement. Peut-être était-ce pour cela que ses yeux étaient cachés quand il prenait forme humaine.

Lorsque nous fûmes arrivés à Dräshm, Azaryel me déposa doucement sur le sol, avant de se positionner à côté de moi. Le fantôme noir se changea peu à peu en silhouette masculine, aux longs cheveux d’argent, et la forme humaine m’apparut. L’Esprit de la Peur avait déjà un air un peu louche au premier abord, avec son regard masqué par ses cheveux et sa manière de se vêtir. Son apparence était inquiétante, gênante voire provocante. Mais c’était ça son but, être provocant et se faire remarquer. Et il y arrivait plutôt bien. Personnellement, je ne voyais pas quel intérêt il y avait à attirer l’attention des autres. Je trouvais ce genre d’occupation futile, inutile. Une perte de temps. Mais bon, Azaryel étant un Esprit et donc théoriquement immortel, il n’avait sans doute pas la même notion du temps que moi.

« Ah… Cela me rappelle tant de choses… »

Je levai les yeux vers l’Esprit. C’était étrange, il n’avait plus son horrible sourire de d’habitude… Il était grave, solennel, presque mélancolique. C’en était troublant. Mais en même temps, c’était plutôt apaisant. J’observai à mon tour les ruines de Dräshm. C’était beau. J’essayai de visualiser les remparts de la cité et ses bâtiments. Ce devait être une très belle ville, oui. De ses restes, où la nature avait repris ses droits, émanait une sorte d’aura mystique, un sentiment de sérénité. Comme si l’âme de la capitale détruite par Rayör errait encore en ces lieux. J’avançai, au hasard, parmi les vestiges, avant de m’arrêter. Je sentais une présence inconnue. Zut, j’avais vraiment envie d’être seule pour observer tout cela de plus près… Je me retournai, pour voir qui donc me troublait dans mon observation.



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Yeleen Solas
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MessageSujet: Re: Ces souvenirs qui me rattrapent. - Yeleen.   Jeu 26 Avr - 9:13

Les livres... Quoi de plus passionnant que les livres ? Yeleen les adorait et possédait une telle bibliothèque qu'elle n'avait rien a envier à la Bête (référence quand tu nous tiens ). Ceux qu'elle préférait le plus étaient les romans. Elle aimait s'imaginer à la place de l'héroïne, pauvre fille et future princesse, vivant dans son village et rencontrant inopinément un beau prince dont elle tomberait folle amoureuse... Ou alors ce héros qui vivait des aventures incroyables, combattant des monstres plus farfelus les uns que les autres.
Quoi qu'il en soit, ces lectures étaient un mode d'évasion totale pour elle car être prêtresse en chef n'était pas de tout repos. Mais les ouvrages qu'elle trouvait les plus attirants et qu'elle dévorait en une nuit à peine étaient les livres relatant l'histoire de Zërya.
Oui, Yeleen était passionnée d'histoire. Elle l'était d'autant plus que sa famille faisait elle même partie intégrante de l'histoire, notamment celle des prêtres. En effet, un bon millier de générations la séparaient directement de Yuko, première grande prêtresse de Zërya, dévouée à Käline, esprit de la lumière. Yeleen aussi était dévouée à cet esprit. Elles étaient liées par le même pouvoir, la même volonté. A l'inverse, notre jeune prêtresse détestait Këline, esprit de ténèbres. Ces derniers n'étant rien d'autre que la plus grande peur de Yeleen... Mais après tout, ne sommes nous pas chacun un morceau du puzzle qu'est la vie ?

Bref, pour en revenir à nos moutons, Yeleen adorait par dessus tout les livres d'histoire et celui qu'elle dévorait actuellement traitait des terres Saintes d'Alsmëus, notamment la ville de Dräshm, ou plutôt ce qu'il en restait. Prise d'une curiosité sans nom, l'envie lui pris d'aller voir ses ruines de ses propres yeux. Peut être y découvrirait quelque chose d'intéressant ou peut être pourrait elle y rencontrer un esprit. Car rappelons-le, Yeleen est une prêtresse, et ce qu'elle désirait en tant que prêtresse qui se respecte est de rencontrer tous les esprits vivant sur Zërya. Notons qu'elle possède un écrit, rédigé par ses soins, retraçant l'histoire de Zërya à travers les esprits, le tout en partant des grands esprits qu'elle connait tous, du moins de nom (et qu'elle a eu l'honneur de rencontrer pour certains), pour finir hiérarchiquement sur leurs enfants, constituant ainsi une sorte d'arbre généalogique. Pouvoir en rencontrer un lors de son voyage serait fabuleux.

C'est pourquoi elle décida donc d'abandonner temporairement son temple après avoir délégué quelques affaires, et s'en alla visiter les ruines en quêtes de savoir. Elle fusionna avec Luzia et ensemble ils formèrent un papillon de lumière éclatant volant très rapidement.

Après un certain temps ils arrivèrent enfin aux ruines. Yeleen reprit sa forme naturelle et commença à explorer les lieux, les yeux pétillants.

- Tu te rends compte Luzia ? Demanda t elle au petit papillon posé sur son épaule Ici se trouvait une ville. Imagine les fêtes qui ont pu se dérouler là où nous marchons ! C'est magnifique. Il est vraiment malheureux qu'elle ait été détruite ! Encore un coup de ces stupides humains sans doute !

Mais alors qu'elle continuait son observation, un sentiment d'inquiétude lui fit battre plus rapidement le cœur alors que rien ne présageait un quelconque problème.
Elle s'assit sur une pierre et prit sa tête entre ses mains pour se calmer. Il n'y avait aucune raison d'être anxieuse ! Le temple était entre de bonnes mains, elle n'avait rien à craindre le concernant. Mais alors pourquoi un tel stress si soudain ?
Elle leva la tête et son regard croisa celui d'une enfant aux longs cheveux noirs et aux yeux rouges perçants. A ces côtés se tenait un homme assez étrange, ses yeux étaient cachés par sa chevelure.

- C'est cet homme qui dégage autant de sentiments négatifs ! Affirma l'elfe.

Elle plissa les yeux pour mieux le contempler et sursauta, la main sur le cœur.

- C'est Azaryel, l'esprit de la peur ! J'en suis sur ! On m'en a déjà parlé ! Il ne faut pas qu'il nous voit ! Luzia viens vite !

Sans attendre plus longtemps elle se leva et fila se cacher derrière ce qu'il restait d'une ancienne colonne de pierre assez épaisse. Elle s'adossa à cette dernière, le souffle court. Si cet esprit la voyait il allait sans doute la plonger dans les ténèbres. Rien qu'à cette pensée ses poils se hérissèrent et son cœur s'accéléra de plus belle...

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Lazulys A. Feiweï
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MessageSujet: Re: Ces souvenirs qui me rattrapent. - Yeleen.   Sam 28 Avr - 14:09


Ces souvenirs qui me rattrapent
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J’aperçus une femme, plutôt jeune, aux oreilles pointues. Une elfe. Elle était très belle, enfin, pour moi elle était belle. Elle avait de longs cheveux blancs, de la même longueur que ceux d’Azaryel. Sauf que les siens étaient beaucoup plus beaux, on aurait dit qu’ils dégageaient de la lumière, contrairement à nous deux qui n’aspirions que les ténèbres et la douleur. Ses yeux étaient de la même couleur que les miens, sauf qu’ils n’étaient pas aussi inexpressifs. Elle, elle vivait. A côté de cette fille aux traits surnaturels, j’avais sans doute l’air d’un pâle fantôme. Mais bon, j’avais toujours l’air d’un fantôme de toute façon. Après tout, une fille à l’allure enfantine, se baladant dans une tenue blanche, à la peau aussi pâle et aux yeux inexpressifs, c’était quand même assez morbide comme apparition, il fallait le reconnaître. Surtout que je ne souriais jamais, tout simplement parce que je n’en avais pas la moindre envie. Pourtant, je me souciais peu de mon apparence. Celle-ci m’allait très bien, et collait bien avec mon Invocation. Puisque je maîtrisais la Peur, il fallait bien que je la représente quelque peu, non ?

La jeune femme devint soudainement plus pâle lorsque son regard se posa sur Azaryel. Perplexe, je la vis s’enfuir et se cacher derrière les restes d’une colonne de pierre, suivie d’un petit papillon noir. Hum, elle avait du deviner l’identité d’Azaryel. Je tournai la tête pour regarder l’Esprit. Son sourire dément était de nouveau apparu sur son visage à moitié dissimulé. Il passa ses doigts manucurés sur ses lèvres étirées, avant de déclarer de sa voix aiguë, déstabilisante :

« Elle, je la connais. »
« Qui est-ce ? » lui demandai-je.
« Finraël, l’Esprit du Temps. Ma petite Fifi… »

Encore un surnom idiot. Cela ne m’étonnait pas de cet imbécile. Mais ce que je trouvais étrange, c’était que l’Esprit s’enfuie face à l’un de ses pairs. De plus, d’après ce que j’avais entendu sur Finraël, elle avait un caractère bien à elle qui lui permettait sans nul doute de tenir tête à Azaryel, aussi effrayant soit-il. Cependant, cette jeune femme était très belle quand même… On pourrait facilement la confondre avec un Esprit, si ce n’en était pas un. Pour l’instant, j’avais des doutes sur sa véritable identité, mais on verra bien. S’il s’avérait que l’Esprit m’ait en effet menti – ce qui ne serait pas étonnant de sa part, lui et l’honnêteté n’allant pas ensemble –, j’aviserais sur le coup et ne lui ferais pas de cadeau. Il avait beau être un Esprit immortel, il n’en demeurait pas moins mon serviteur, mon chien. Nos vies étaient enchaînées par le bracelet en or que je portais au poignet et qui lui servait de sceau. L’enlever était, jusque là, impossible.

Je décidai de faire sortir cette jeune femme de sa cachette. J’étais curieuse de savoir si c’était un Esprit ou non, en tout cas elle n’avait pas l’air très extraverti, pour quelqu’un qui avait la réputation d’avoir un caractère bien trempé. En tout cas, si elle ne s’opposait pas à moi elle était sûre que ni moi, ni Azaryel ne lui ferons aucun mal… Sinon, je devinerais aisément sa phobie et lui ferais vivre la pire journée de sa vie. On ne résistait pas si facilement à la peur, après tout. Surtout dans un monde comme celui-ci, où ce sentiment prenait de plus en plus de place. Un peu trop à mon goût, d’ailleurs. Les gens prenaient cette peur beaucoup trop au sérieux, si bien que les plus faibles oubliaient le courage. Et le courage, c’était important.

J’avançai vers la cachette de l’elfe aux cheveux blancs, puis élevai la voix pour qu’elle puisse m’entendre :

« Ne vous inquiétez pas. Il ne vous fera pas de mal si je ne lui en donne pas l’ordre. Ce… je regardai un arrière, vers Azaryel, avant de tourner la tête et de reprendre. Cette chose est totalement sous mon contrôle. »
« Oh, vraiment ? Tu parles plutôt vite, mon chou. »

Encore ce surnom débile ! Il avait le don de m’énerver, celui-là, alors que d’ordinaire j’étais plutôt calme, voire passive. Sans que je ne puisse rien faire, Azaryel reprit sa véritable forme et se précipita sur la jeune femme.

« Azaryel ! »

Je courus dans sa direction, prenant mon arme. Mais elle ne me servirait sans doute à rien. Seule ma volonté pourra l’empêcher de plonger l’elfe dans le monde de la peur. Ce qu’il avait déjà commencé, car il l’avait enveloppé dans son nuage d’effroi.

« Azaryel. Arrêtes cela immédiatement ! »

Je sentis alors une force monter en moi, une sorte de décharge électrique lente. Je tendis alors mon bras en avant, hurlant le nom de mon Esprit. Ma voix résonna anormalement dans les ruines de Dräshm, et la forme noire se retira de l’elfe. Azaryel se retrouva devant moi, à genoux, ma main agrippant fortement ses cheveux. Il faisait une drôle de grimace et était plus pâle qu’avant, comme s’il avait mal.

« Imbécile… Tu devrais réfléchir au lieu de jeter ton dévolu sur tout ce qui bouge ! Hum, j’ai perdu ma crédibilité de maîtresse en plus… »

Je levai la tête vers la jeune femme aux cheveux blancs. Elle avait du être terrifiée, la pire terreur qu’elle n’aura jamais ressentie. Je la fixai, attendant sa réaction.




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MessageSujet: Re: Ces souvenirs qui me rattrapent. - Yeleen.   Dim 29 Avr - 9:37

Cachée derrière sa colonne de pierre, Yeleen, les doigts de la main entrelacés sur sa poitrine, priait pour que l'esprit ne la remarque pas.

- Aidez moi Käline, faite qu'il ne me voit pas ! Répétait elle rapidement et à voix basse

Elle entendit l'enfant lui parler mais ne bougea pas pour autant. Elle se contenta juste d'ouvrir les yeux. Fatale erreur ! Devant elle se tenait Azaryel, un sourire malsain déchirant son visage. L'elfe ouvrit de larges yeux terrifiés, se pétrifia et recula jusqu'à se retrouver plaqué contre la pierre. Sa peau déjà très pâle le devint encore plus. Puis le décor se changea lentement, absorbé par une épaisse fumée noire.

- Non, non pitié ! Pas ça ! Supplia t'elle en pleurant

Le nuage se rependit partout autour d'elle jusqu'à la plonger dans l'obscurité la plus totale.

- Luzia... Aide-moi... Souffla-t-elle

Le temps s'était figé. Yeleen était paralysé par la peur. Ce qu'elle redoutait le plus venait de se produire. Elle était venu pour découvrir les lieux et rencontrer un esprit. Un esprit oui, mais pas celui-çi ! L'obscurité, le néant, voila ce qu'était son pire cauchemard. Pendant qu'elle tremblait de tout ses membres, Azaryel devait à l'inverse tellement s'amuser.

Etait ce la fin ?

Puis le nuage se dissipa d'un coup, l'esprit reprenant sa forme humaine et tiré par les cheveux par l'enfant qui le disputa et fixa Yeleen. Cette dernière se laissa tomber au sol. Son regard était perdu dans le vide. Elle était complètement apeurée. Des larmes roulaient sur ses joues et son souffle était lent.
Luzia se posa délicatement sur son épaule et émit doucement une paisible lumière qui entoura l'elfe. Une lumière blanche, tout l'opposé de ce qu'elle venait de subir. La paix et la tranquilité. Yeleen se mit à cligner des yeux et à reprendre doucement ses esprits.

- Merci Luzia. Dit-elle en se frottant le visage et en essuyant ses larmes

Elle leva la tête et son regard croisa une nouvelle fois celui de l'esprit. Elle se leva d'un bond et poussa un cri d'effroi. Son coeur s'accélèra de nouveau.

- Va-t’en ! Laisse-moi par pitié ! Hurla-t-elle. Je t'en prie ne le laisse pas recommencer. Dit elle en suppliant l'enfant. Ne le laisse pas m'approcher !

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Lazulys A. Feiweï
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MessageSujet: Re: Ces souvenirs qui me rattrapent. - Yeleen.   Dim 29 Avr - 19:19


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Le comportement absurde et irrespectueux d’Azaryel m’avait mis dans une colère noire. Comment osait-il. Comment osait-il me désobéir, comment osait-il se soustraire à mon autorité ! Regardant sa nouvelle victime, j’aperçus les larmes rouler sur ses joues. Elle avait le souffle court, et la terreur avait déformé son visage. Elle s’était laissée tomber par terre, on aurait dit un petit animal blessé. Alors que quelques minutes avant, elle semblait si calme, si sûre d’elle. Elle n’avait rien demandé, rien fait qui ne puisse lui attirer mon courroux. Voilà pourquoi je ne comprenais pas Azaryel. Il attaquait toujours les gens sans raison apparente, seulement parce que ça lui faisait plaisir, de voir un rictus d’effroi sur le visage des gens, de voir ces larmes couler, de voir le malheur enserrer les cœurs, tel un étau qu’on ne pouvait enlever. Cela lui procurait un plaisir tellement intense, une euphorie que je ne comprenais pas. Moi, quand j’effrayais les gens, quand ils mourraient sous le coup de la peur, cela ne me faisait rien. Strictement rien. J’avais pourtant essayé d’éprouver quelque émotion à l’égard de mes victimes, que ce soit le bonheur d’avoir tué ou bien une certaine pitié, mais rien ne venait. Pour tout dire, je ne ressentais jamais quoi que ce soit à l’égard des personnes que je rencontrais, enfin, rien qui ne soit vraiment très fort. L’immense colère qui m’envahissait en ce moment, je la devais à Azaryel. Peut-être parce que c’était avec lui que je passais le plus de temps. Et devant cette femme aux cheveux blancs, aucun sentiment réel ne venait. Aucune compassion, aucune pitié. Je regrettais seulement l’attitude de l’Esprit de la Peur.

Sans plus attendre, je levai ma main libre et assénai une bonne claque sur la joue d’Azaryel. Il n’y avait pas à dire, cela me procurait un bien fou. Surtout lorsqu’il garda la tête baissée, ma main empoignant toujours sa chevelure argentée. Je relevai la tête, apercevant une lueur… C’était l’elfe. Elle était désormais baignée d’une lumière blanche, d’où émanait une certaine sérénité qui cadrait parfaitement avec les ruines de Dräshm. Je sentis alors ma colère s’apaiser, mes membres se détendre. Un sentiment de paix m’envahit. C’était plutôt étrange, je n’avais jamais ressenti cela avant… En tout cas, cela semblait assez efficace pour que l’elfe puisse avoir moins peur. Tant mieux pour elle. Mais lorsque la lumière disparut et que je pus distinguer de nouveau l’elfe, elle ne semblait pas totalement rassurée. Je fis un pas vers elle, dans l’intention d’entrer en contact avec son âme afin de lui ôter la peur qu’elle ressente, mais elle se releva vers moi, me hurlant de partir, de ne plus laisser s’approcher Azaryel. Cette déclaration, si pleine de désespoir, me cloua sur place à ma grande surprise. Mais cela n’allait pas m’arrêter pour longtemps. Laisser l’elfe aux cheveux blancs dans cet état-là ne l’avancerait pas, et sa peur pourrait bien grandir encore une nouvelle fois. Je baissai la tête, posant mon regard sur le visage figé de l’Esprit :

« Rentre. Espèce d’ordure. Et ne reviens pas tant que je ne t’en aurais pas donné l’ordre. »

Sans dire un mot, l’Esprit de la peur se transforma en un fin miasme noir, et pénétra dans mon bracelet en or couvert de runes. C’est à ce moment-là que ma créature de fumée, Sorataï, apparut. Il avait auparavant élu comme logis ma chevelure d’ébène, prenant l’apparence d’un petit singe, et y avait dormi tout ce temps. Il regarda le mince filet noir entrer dans le bracelet. J’imaginais que cela le satisfaisait, il n’avait jamais vraiment aimé Azaryel. Ils se chamaillaient sans cesse, ces deux là. Cela ne m’étonnait pas en même temps, je ne vois pas qui s’entendrait bien avec cet imbécile.

Sorataï se déforma, puis reprit l’apparence d’un papillon, similaire à celui de la jeune femme. De par cette apparence, il voulait certainement me dire que lui aussi avait l’intention d’aller la voir, pour absorber sa peur. Il était quelqu’un de généreux, de gentil. Tout le contraire de l’Esprit de la Peur. Aucune cruauté n’émanait de Sorataï, et pourtant son apparence fantomatique faisait fuir certains, alors que ce n’était pas un revenant.

J’avançai donc, à pas décidés, vers la jeune femme albinos, tout en lui parlant :

« Mademoiselle. J’ai l’intention d’absorber votre peur. Il n’y a aucun piège, alors ne vous inquiétez pas plus que vous ne l’êtes déjà. Azaryel est désormais enfermé dans son sceau, il ne peut en ressortir que lorsque je l’appellerais. »

Arrivée devant elle, notant que j’étais bien plus petite qu’elle, je levai les yeux pour plonger mon regard dans le sien. Je lui pris le poignet puis, sans ciller même une seule fois, je sondai son âme afin de trouver sa peur. Une décharge me parcourut alors. Mais je ne lâchai pas l’elfe pour autant. J’avais déjà commencé à faire ce que je lui avais promis.





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MessageSujet: Re: Ces souvenirs qui me rattrapent. - Yeleen.   Mer 23 Mai - 11:27

(J'aime écrire un rp, être à la fin et faire une fause manip' qui me ramène à l’accueil et me fait perdre tout mon texte u_u Je vais me pendre ! Mais avant ça je recommence quand même parce que je t'aime bien :p)

Yeleen sursauta et eu un mouvement de recul lorsque l'enfant s'approcha d'elle pour lui attraper le poignet.

- Qu'est ce que...

Elle n'eu pas vraiment le temps de réagir ni de contester. La fillette plongea son regard dans celui de l'elfe et tout disparut autour d'elles. En cet instant il n'existait plus rien si ce n'était les deux femmes dont les regards étaient profondément liés, clouant l'elfe sur place. Devant ses yeux défila des souvenirs, joie ou tristesse, désirs et envies, angoisses et craintes... C'est à ce moment que l'esprit de la peur lui apparut et que son coeur s’accéléra mais pour un très court instant car cette image fut absorbée pour laisser place à de paisibles souvenirs.

Ce pouvoir était si étrange. C'était comme si la fille aux cheveux noirs faisait disparaître toutes les peurs que supportait le coeur de Yeleen. Même la lumière de Luzia n'arrivait pas à faire cela. Alors que cette dernière apaisait seulement, cet autre pouvoir absorbait tout.

Cela dura des secondes, voir des minutes ou des heures. En fait elle ne savait pas. Le temps n'avait plus son importance. Yeleen se sentait bien, calme et apaisée. Lorsqu'enfin son coeur s'illumina elle recula pour se libérer de l'emprise de Lazulys. Un silence s'imposa puis la jeune femme laissa se dessiner un mince sourire sur ses lèvres puis sans la regarder elle adressa à l'enfant un timide merci.

- Qui... Qui es tu ? Demanda t'elle finalement en levant le regard, intriguée. Et quel est ce pouvoir ? Je ne ressens plus aucune peur alors qu'en te rencontrant j'ai cru mourir d'angoisse.

Au même moment, Luzia s'approcha de l'autre papillon et lui tourna autour. Yeleen rigola.

- Surement sont ils en train de communiquer. Mais dis moi, avec un tel esprit, ton pouvoir doit être celui de la peur. Oui... Tu peux absorber les peurs mais je suppose que tu peux aussi en infliger... A ces mots sont sourire s'effaça un instant avant d’apparaître à nouveau. Quoi qu'il en soit je suis ravie de te rencontrer. Moi, c'est Yeleen et comme je connais ton invocation, laisse moi te présenter le mien. Ce petit papillon là c'est Luzia et voila ce que je sais faire.

La jeune femme joignit ses mains sur son coeur et ferma les yeux. Un lumière blanche aveuglante se mit à émaner d'elle, notamment de sa chevelure pour ensuite s'éparpiller en boules de lumières puis chacune de ces petites boules se transforma en papillons qui allèrent chacun virevolter autour de l'enfant. Puis Yeleen ouvrit les yeux.

- Alors, c'est marrant non ? Nos pouvoir sont vraiment opposés l'un à l'autre.

Sur ce elle regarda les papillons en riant. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas ri d'aussi bon coeur tout en s’émerveillant de sa propre magie telle une enfant.

(Désolée pour la réponse tardive, j'espère qu'elle te plaira tout de même malgré qu'elle ne soit pas bien longue)


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MessageSujet: Re: Ces souvenirs qui me rattrapent. - Yeleen.   Ven 8 Juin - 16:23


Ces souvenirs qui me rattrapent
lazulys andromeda feiweï & yeleen solas

Je sentais la peur de l’elfe entrer en moi, et nourrir mon propre pouvoir. Je sentais sa terreur venir, elle voyageait en moi comme si elle se mélangeait à mon sang, ne faisait qu’un avec mon corps et mon âme. Comme si la peur des autres m’avait toujours appartenu, comme si cette émotion se réjouissait de me retrouver, de venir dans mes bras, moi la maîtresse de la Peur. Mais cette peur avait beau m’occuper l’esprit désormais, elle me semblait encore si lointaine… Je demeurais parfaitement calme face à cela, j’étais le maître de la situation, réglant la peur comme du papier à musique. J’étais le chef d’orchestre et la peur était mon instrument. Peut-être était-ce pour cela que mon arme était une mélodie terrifiante ? Cette musique macabre venant d’un simple sifflet doré, celle qui pouvait tuer si je le désirais. Mon arme, le Son de la Peur, cette plainte lancinante qui vous prenait le souffle, allait dans vos veines provoquant une douleur atroce, et remontait jusqu’à votre cœur, puis serrait, serrait si fort, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Cruel dessein entre les mains d’une si jeune fille. Mais je m’y étais habituée et finalement, cela ne me faisait pas grand-chose.

Mon âme prit entièrement possession de l’effroi de l’elfe aux cheveux blancs, qui fut englobé par mon propre pouvoir. Désormais, la jeune femme n’avait plus peur, je le savais. J’étais la mieux placée pour sentir ces choses-là. Je la lâchai aussitôt, n’aimant pas m’attarder sur les contacts physiques, puis l’observai. C’était comme si je me regardais dans un miroir, un miroir qui reflétait une autre personnalité. Oui, nous avions les mêmes yeux, même si mon regard était inexpressif contrairement à celui de l’elfe qui inspirait bonté et confiance. Je ne montrais rien de moi, levant un voile de ténèbres sur ma personne. Je n’avais pas envie que n’importe qui se mêle de mes affaires, ou devine quoi que ce soit en me voyant. J’étais méfiante avec tout le monde, sans exception. Et même si je savais que la bonté apparente de cette femme n’était pas que façade, je me méfiais. Et si elle voulait ne serait-ce que se familiariser avec moi, ou devenir mon amie… Elle pouvait ressentir ce qu’elle voulait, ce n’était pas mon problème. Mais ce ne sera pas réciproque. Je n’avais vraiment pas envie d’avoir des amis, je n’en ressentais pas le besoin. C’était la stricte vérité, je n’étais pas l’un de ces coincés qui affichaient une expression sévère et mystérieuse uniquement pour cacher leurs véritables sentiments.

J’observai Sorataï en même temps que l’elfe, qui disait se nommer Yeleen. Il avait l’air de bien s’amuser avec l’autre papillon, Luzia. C’était étrange. Même si elle savait que mon invocation n’était pas des plus… sympathiques, l’elfe semblait avoir confiance en moi, jusqu’à s’ouvrir à moi en me dévoilant son pouvoir. Des boules de lumière apparurent autour de l’elfe, des sphères aussi blanches que ses longs cheveux. C’était beau. Et apaisant, surtout. On aurait dit des lucioles, de grandes lucioles blanches, ou des étoiles tombées du ciel pour rejoindre le cœur de Yeleen. La lumière était tellement puissante que je dus mettre une main en visière devant mes yeux, les plissant légèrement. Bientôt, les boules lumineuses prirent progressivement la forme d’une vingtaine de papillons blancs, qui se mirent à tournoyer autour de moi. Un peu impressionnée par cela, je me recroquevillai légèrement sur moi-même. Puis je trouvai ridicule cette inquiétude, ces papillons n’avaient pas l’air bien dangereux après tout. Aussi me détendis-je, avant de lever les yeux vers l’elfe, souriant poliment :

« C’est très beau ce que vous faîtes, mademoiselle Yeleen. Moi, je m’appelle Lazulys. Et le papillon de fumée, celui qui joue avec Luzia, c’est ma créature Sorataï. Et en effet, mon invocation n’est autre que la peur, la terreur, l’angoisse, peu importe comment vous désirez l’appeler. Mais vous avez bien raison… Mon pouvoir, sombre et inquiétant, est l’opposé du votre, apaisant et lumineux. C’est ainsi qu’on peut voir les choses. Pour être honnête, je dois dire que j’inflige plus la peur que je ne l’enlève. »

Je tendis la main vers l’un des papillons de lumière, mais celui-ci s’évapora soudainement à mon contact. Je ramenai vivement ma main vers moi, fronçant légèrement les sourcils. Puis je me tournai vers les ruines de Dräshm, les balayant du regard.

« Ces ruines… Ne les trouvez-vous pas apaisantes, elles aussi ? Cet endroit… Je ne sais pas si c’est à cause d’Azaryel ou pas, mais je ressens de la nostalgie à son égard… pas vous ? »

Je tournai la tête vers Yeleen.



_________________
    Lazulys Andromeda Feiweï
    Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
    La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
    Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
    Qui compriment le cœur comme un papier qu'on froisse?
    Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse?

    Charles Baudelaire, Réversibilité.

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