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 On referait le monde avec des Si....

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Timor
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MessageSujet: On referait le monde avec des Si....   Mer 4 Jan - 9:45

La forteresse volante, emblème du royaume de Vardöm, flottait majestueusement au dessus de la grande capitale du pays. Tout autour de cet édifice, de ce chef d’œuvre de la magie, s'étendait la grande ville, avec son port, ses commerces, ses routes et ses chevaux. un fourmillement permanent où se mêlaient hautes et basses classes, où se bousculaient nobles et mendiants, où la grandeur rencontrait l'aigreur et la pitié croisait le mépris.

Cette beauté sale s'étendait sur la plaine, plantée aux cœur d'une vallée comme un cor dans un pied de pêcheur. L'odeur de la mer, de la sueur et de l'or s'entremêlaient dans ces rues et ruelles, dans ces maisons et ces villas, dans ses égouts et ses hauteurs, surplombé par l'ombre pesante d'un énorme bloc de montagne flottant au dessus, que jamais les siècles n'avaient vu sombrer.

Mais les habitudes ne durent pas toujours.

Devant pareil spectacle, le badaud de la province était impressionné, et terrorisé à la fois. Cette ombre cachant parfois la lumière du jour pouvait souvent le surprendre, l'inquiéter. Chaque jour avait deux nuits. Seul un étranger, peut-être, pouvait saisir la grandeur et le gigantisme de pareille construction, et à la fois la titanesque épée de Damoclès qui pesait sur la ville, menaçant un jour d'en provoquer la chute.

Le badaud de la cité n'y prêtait plus gare, pas plus que le noble du palais n'y avait réfléchi, et tout autant que le voleur ne connaissait que ces deux nuits et que le travailleur savait l'heure de son départ sans observer le soleil.

Et pourtant...

Depuis peu, les rumeurs montaient. Des bruits de rues. Une légende urbaine. D'aucuns disaient que la Forteresse était plus basse qu'à l’accoutumée. Certains affirmaient que les immenses chaînes qui la maintenaient cliquetaient différemment, qu'elles étaient plus basses, plus lâches. Certains parlaient d'étrangers mal intentionnés. D'autres de nobles imbus de pouvoir. La méfiance naissait, ou du moins augmentait. Dans une grande ville comme celle là, les rumeurs prenaient des ampleurs parfois démesurées. Certains parlaient même de partir avant que tout ne s'effondre.

Au cœur de la ville, la Grande Ombre pèse sur une sorte de dépotoir servant souvent d'abri aux plus démunis, aux rebuts de la société, et à quelques brutes de tous poils. Cette tache sur le clair vêtement, ce furoncle sur la ville était évité par les bonnes gens, mais parfois certains s'y risquaient. Les rumeurs allaient bon train par là, les inquiétudes comme les joies. Et surtout, c'était peut-être l'unique endroit où l'on pouvait échanger des informations fiables en déboursant peu.

Quelque part, au milieu, un nouvel arrivant. Inquiétant pour ainsi dire. Toujours caché, à cause d'un accident terrible disait-on. Mais ses paroles étaient sages, et les mendiants commençaient à s'organiser. Plus de nourriture et plus de boisson, que demander de plus ? Ce grand manitou prenait en influence, et offrait ses informations...

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Aguarian Vivaz
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MessageSujet: Re: On referait le monde avec des Si....   Sam 14 Jan - 17:41

Aguarian n'avait voyagé que pendant cinq jours. Cinq jours à dos d'une étrange bestiole haute sur pattes. Un espèce de museau sortait de son visage plat seulement percé de deux trous d'où sortaient deux yeux totalement marrons. Si une pupille minuscule ne pointait pas au centre des deux sphères couleur chocolat, elles ne seraient qu'uniformité et ennui. L'animal marchait lentement mais il lui prenait des envies folles de sprint où il était capable d'avaler des dizaines de lieues sans pause et en peu de temps. Aguarian le détestait, mais cet "amour" mutuel passait dans les deux sens et les compagnons d'infortune se gâchaient l’existence. Ainsi, le jeune Pirate redécouvrit les joies de le cavale en pleine campagne sans sa dragonne qui boudait depuis des jours.
Warmes volait elle autour de la forteresse volante depuis plusieurs heures déjà. Elle refusait que le Pirate lui monte sur le dos depuis qu'il l'avait abandonné en pleine campagne pour une nuit aux milles plaisirs.

Cinq jours de torture avec cette espèce de vache à longue patte et le jeune Pirate s'arrêta, enfin au bout de son voyage. Il glissa le long des flans de l'animal et faillit s'étaler sur les graviers après deux jours sans toucher le sol. Il lui parut même que sa monture ricana mais lui ne souleva pas.

Un fois cette longue et douloureuse étape passée, le Pirate se renseigna auprès des passants plus ou moins propres, odorants, fréquentables et respectables. Lui voulait des information concernant un trésor dans l'Océan des Mystères. Le bruit courait qu'un nouveau venu répondait à toutes les questions. Bien sûr, le jeune homme savait la vérité embellie dans ce décor poisseux où pataugeaient les enfants des rues et les rats dans les égouts de centaines de personnes. Mais, la curiosité s'imposant, Aguarian avait décidé de partir en quête d'information sur tout et n'importe quoi. Après tout, nulle information est inutile.

Voyant la nuit pointer, le jeune homme chercha en vain, un établissement propre sur la terre ferme et finit par abandonner sa quête pour s'élever doucement à l'aide d'une colonne d'eau vers la forteresse volante où, malgré sa discrétion aussi grande que son âge, il réussit à trouver un chambre non occupée. Il ne lui avait fallut assommer que deux gardes et une gouvernante pour trouver gîte pour la nuit. La chambre. Somptueusement meublée, devait servir lors de réceptions officielles. Un grand lit à baldaquins, de lourdes tentures qui, malgré leur longueur et le masse, flottaient gracieusement au dessus du parquet à peine visible sous les tapis richement décorés et colorés. Ce n'et pourtant qu'après plusieurs minutes d'observation que le jeune Pirate comprit l'harmonie des couleurs, des matières. Tout paraissait lourd, puissant et pourtant tellement aérien. Là, la commode semblait partir voleter avec les oiseaux si un courant d'air venait.
Le bourgeois d'ici semblaient aimer le luxe dans leur vie que le luxe dans leur compte ou coffre fort.

Une nuit fraîche passa et, se réveillant à l'aube, le jeune Pirate prit le temps, après s'être habillé, de laisser un mot sur le lit :

"Merci pour cette nuit, le lit était aérien et très confortable."

Le lendemain soir, il s'avéra par la suite -mais cela, il ne le vit pas- que cette chambre appartenait à une jeune fille au père plus que jaloux et papa poule. Cela entraîna une scène qui réveilla les voisin tant elle était bruyante. Ceux-ci se levèrent en plein nuit pour râler de leur voix lourdes de sommeil. En suivit des échanges entre les propriétaires et les valets qui défendaient respectivement leur maison. Le ton monta rapidement et la nuit se termina dans les geôles de la prison de quartier pour les deux familles qui continuaient à se jeter des regards haineux.

Aguarian descendit de la forteresse de la même manière qu'il était monté et décida qu'il était grand temps d'aller quérir les informations nécessaires à la suite de ces projets.

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Timor
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MessageSujet: Re: On referait le monde avec des Si....   Jeu 2 Fév - 12:34

Observer. Les étrangers étaient une source d'inspiration infinie. Le défi était grand et la meilleure aide requise. Qu'était-il ? Malandrin, sans aucun doute, mais de quelle sorte ? Avait-il senti ce regard peser sur lui. Une nuit longue, des conséquences très intéressantes. Avait-il entendu les chuchotements ? Peu probable.

Les ombres de ce monde se mouvaient avec facilité. La magnificence de la forteresse des cieux n'avait d'égale que la noirceur de l'ombre qui pesait sur la ville, de cette menace constante et pourtant ignorée par l'habitude. Ce jour là, pourtant, des regards inquiets se levaient vers le monstre de roches. N'avait-elle pas baissé dans la nuit ? Quelques personnes semblaient inquiètes à ce propos. La magie agissait-elle encore ? Et une question que les lèvres commençaient à prononcer malgré elles :


Et si la forteresse tombait ?


Crainte naissante. Que s'était-il passé dans la nuit pour que pareille peur naisse ? Certains parlaient de cauchemar. D'autres d'y avoir simplement songé, ou de l'avoir entendu de quelqu'un. D'autres encore, bien plus rares, parlaient de l'ancien de la Fosse, dans la Grande Ombre, dans le nid des mendiants. Personne n'avouait y être allé. Mais pourtant, c'était là bas que ça avait commencé.

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