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 [Abandonné] Le loup dans la bergerie (pv Elux /!\ NC -16)

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MessageSujet: [Abandonné] Le loup dans la bergerie (pv Elux /! NC -16)   Ven 25 Nov - 13:29

Une entrée fracassante, comme toujours. Tout le monde en ville ne parlait que de ça. Lorsque les voyageurs habituels arrivaient à cheval ou à pied, lui arrivait en voiture, entendre par là un carrosse. Une voiture sobre, mais à l’intérieur magnifique. Tentures sombres, satin et velours, rideaux lourds mais ambiance calme et sereine. Kelen voyageait toujours ainsi. Il tenait à son confort, et à son intimité. Deux chevaux noirs tiraient la voiture. Deux superbes étalons qui n’avaient rien à envier aux plus beaux chevaux des grands seigneurs. Rien qu’à les voir on savait que leur propriétaire était un grand homme. Pourtant, Kelen ne disposait d’aucun titre. On l’appelait « seigneur » car sa seule prestance, sa seule intelligence suffisaient à ce qu’il mérite cet honneur. On s’arrachait sa présence, on embrassait ses pas, on le dévorait du regard.
Les passants murmuraient, les femmes gloussaient au passage de l’attelage. Les deux puissantes montures s’arrêtèrent devant le quartier général des chevalier, protégé par un immense mur d’enceinte, et probablement quelques sortilèges. Le conducteur, un homme entièrement drapé de noir, descendit et ouvrit la porte avant de s’incliner bien bas et de tout simplement disparaitre. Les deux gardes, méfiant, avaient saisis leur hallebarde qu’ils pointèrent sur la voiture. Une femme aux cheveux roses en descendit, entièrement vêtue de noir. Une jupe courte remontant sur ses cuisses, une queue fourchue enroulée autour de ses hanches, une poitrine mise en valeur par un décolleté plongeant, deux cornes perdues dans ses cheveux. Elle claqua des dents, contrariée.

-Il fait froid ! Kelen je veux rentrer !
-Tu n’avais qu’à t’habiller,
répondit la voix douce et brûlante de l’homme.

Les deux gardes ouvrirent de grands yeux en voyant la créature qui sortit du carrosse. Un teint gorgé de soleil, des traits fins semblables à ceux des femmes, une taille élancée, des courbes puissantes et racées, autant que ces deux sublimes créatures attelées. Les longs cheveux noirs tombaient avec grâce dans le dos de l’homme. Mais le plus captivant était ce regard pénétrant qui tour à tour emprisonna ceux des deux hommes d’armes. Un noir profond qui les engloutissait dans l’infernal abysse. Jamais encore ils n’avaient pu admirer cela, et l’espace d’un moment ils se demandèrent si face à eux ne se tenait pas un esprit.

-Qui … Qui va là ? Demanda le plus lucide des deux, un grand rouquin à la carrure de montagne.
-Lamatsu, répondit Kelen le plus calmement du monde. Je suis venu voir votre maître, Eluxgyä Nïlyass.
-Notre maître ne reçoit personne,
rétorqua le rouquin à présent plus sûr de lui.
-Annoncez lui mon arrivée. Visiblement Kelen se moquait bien des propos de son interlocuteur.
-Tu n’a pas ent …

L’autre, un petit blond à peine majeur, dû se mordre la lèvre d’avoir parlé ainsi. A peine ces mots prononcés que Lilith lui sautait à la gorge et lui attrapait la langue, un poignard dans l’autre main.

-Sale cloporte comment ose-tu !
-Lilith,
tonna Kelen. Déjà on pointait sur eux les armes et l’alerte allait être donnée. Doucement, nous ne sommes pas ici pour nous battre. Je suis venu voir Elux. Et je ne partirais pas sans ça.
-On t’a dis que le maître n’est pas disponible !
-Ah … Quel dommage d’en arriver là.


Kelen s’approcha des deux hommes et les effleura à peine, leur insufflant un peu de son pouvoir. Quelques minutes après, il passait les portes du mur, la succube à ses côtés. Il se permit d’admirer les beaux jardins du domaine, appréciateur, bien qu’il y manque une touche de sauvagerie à son goût. Un autre garde, plus âgé, avec une moustache, l’arrêta.

-Comment t’es entré ?
-Vos gardes m’ont laissé passé. Ils forniquent devant la porte devant le peuple. Quelle mauvaise image pour votre guilde.
-Qu-quoi ? Mais qui … ?
-Kelen Lamatsu, Prince de la famille Lamatsu, héritier du Grand Prêtre du Feu, Seigneur des Terres de l’ancienne Halangräsh, Conseiller auprès de Sa Majesté le Roi Divin, Liseur d’Avenir, et Erudit d’Alsmëus. Je viens ici en visite à votre seigneur et maître, et je dois dire avoir été très mal reçu. Alsmëus se souviendra de cet affront, et de l’accueil qu’on réserve à ses enfants.


Le vieux chevalier sembla très gêné par la situation. Il s’inclina bien bas et invita le démon à le suivre. Au passage il ordonna qu’on aille récupérer les deux gardes étroitement liés, et très occupés. Kelen suivait, très amusé de la situation. Une fois encore il admira les paysages tandis qu’on le menait dans le bâtiment principal. Là, le démon donna son long manteau à un jeune homme passant là, chevalier apprenti qu’il s’auto désigna comme étant son servant.
Immédiatement les regards se tournèrent vers lui. Le manteau dévoila ce qu’il portait en dessous. Un kimono, comme toujours, d’un gris argenté mettant en valeur son teint et ses iris noires. Dans son dos, brodé au fil blanc, les ailes d’un dragon. L’homme allait pieds nus, ses pas soulevant parfois un pan de vêtement qui laissait voir ses longues jambes. Sur son torse découvert tombait une chaine d’argent. Le pas souple et sûr de lui, Kelen avança dans les couloirs de la guilde, arrêtant sur lui tous les regards. Même les plus virils des hommes ne pouvaient s’empêcher d’admirer la créature venue d’un autre âge.

Son chemin croisa celui d’un ami du maître des lieux, Erwän. Kelen lui adressa son plus charmant sourire. Son guide s’arrêta à auteur de la porte du bureau du maître.

-Lilith.
-Oui ?
Roucoula la succube.
-Reste là pendant que je vais parler à notre ancien invité. Pas de bêtise.
-Jamais.


Elle était ravie ! Un lieu emplit d’homme, rien que pour elle, que demander de plus ? Elle s’éloigna, aux anges. Quand à Kelen, il ouvrit la porte, entra dans la pièce, et referma derrière lui avec calme. Son regard d’onyx se posa sur le jeune homme. Sans doute savait-il déjà que le démon était arrivé. Sans doute avait-il eu vent de cette histoire à la porte avec les gardes. Sans doute était-il en colère.

-Bonjour, Eluxgyä, susurra le démon. Voilà longtemps que nous ne nous sommes vus. Comment vous portez-vous, cher maître ?

Il s’avança jusqu’au bureau qu’il contourna, et ne s’arrêta qu’une fois devant le jeune homme. Les doigts effleurèrent la peau claire. Elux ne devait pas être ravi de le trouver là. Le démon se pencha, captura les lèvres du jeune maître pour un baiser chaste, avant de souffler d’une voix rauque :

-Quelle saveur vous avez jeune Elux.

Soit le maître chevalier avait peur de se faire croquer, soit il craignait de céder, soit les deux. Ah qu’il est jouissif de jouer avec les désirs les plus inavouables des autres.
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