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 Une partie de cartes ? [Libre]

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Lazulys A. Feiweï
Assassin
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Messages : 374
Sexe : Je suis trop jeune pour cela, voyons.
Peuple : Farfadet
Origine : Bien qu'ayant été élevée à Celëcya, je doute en être originaire.

* * *
Appartenance au groupe : Guilde des Assassins
Catégorie sociale - Budget : Classe moyenne
Statut dans la guilde : Moi ? Je suis membre, tout simplement.
MessageSujet: Une partie de cartes ? [Libre]   Dim 28 Aoû - 16:47

Une Partie de Cartes ?
Sujet Libre.

    A mes heures perdues, j’aimais déambuler dans les rues des grandes villes. Grande touriste dans l’âme, j’aimais regarder les maisons, les temples dédiés aux Esprits et les gens. Et les indigènes ne me posaient pas de question inconvenante. Il est vrai qu’une fille de douze ans se baladant seule à travers Zërya était rare. J’étais sans doute la seule fille de mon âge à errer seule et à faire partie d’une guilde, l’une des plus sombres qui soient : celle des Assassins. Mais le fait que j’étais membre d’une guilde, plus particulièrement de celle-ci, était difficile à savoir et à croire.

    Vardöm. C’était un royaume plutôt joli, un royaume dans les airs. Chaque habitant possédait des ailes dans leur dos, les faisant ressembler à ces créatures mythiques que l’on nommait Anges. Des Anges, qu’est-ce que c’était vraiment ? J’en avais vu apparaître dans certaines de mes lectures, mais ils n’étaient là que quelques instants, apparaissant et disparaissant dans une aura lumineuse éblouissante. De mystérieux messagers venant du Ciel, bien plus haut que Vardöm, bien plus haut que les nuages les plus élevés. Comme j’aimerais aller tout là-haut, voir à quoi ressemblaient vraiment les Anges… Etaient-ils plus puissants que les Esprits ? Se sentaient-ils concernés par ce qui se passait sur la terre ferme ? Se pensaient-ils menacés eux aussi par l’Organisation Mirror ? Existaient-ils réellement ? Zut, je crois bien que je me pose trop de questions…

      « Qu’est-ce que tu viens vraiment faire ici, mon chou ? »


    Azaryel, l’Esprit de la Peur, était accroupi sur un petit muret de pierre, et me regardait fixement. Enfin, j’ignorais s’il me regardait vraiment : je ne pouvais voir ses yeux, qui étaient cachés par ses cheveux d’argent. Des cheveux si longs, si soyeux qu’on avait envie de plonger ses mains dedans. A sa façon, Azaryel était séduisant. C’était sans doute ce qui faisait la différence des Esprits par rapport aux humains : peu importait le physique qu’ils avaient, ils étaient quand même attirants. Très beaux. J’avouais avoir un petit, tout petit faible pour Azaryel. Aujourd’hui habillé d’un costume trois pièces bleu nuit, d’une chemise rouge écarlate (une petite fantaisie, m’avait-il dit) et d’un haut de forme de la même couleur que son costume, il me souriait comme à son habitude. Son sourire de clown effrayant, inimitable.

      « J’ai l’intention de me suicider du sommet de la plus haute tour du château. Non, c’est une blague de mauvais goût. Je me promène, c’est tout, puisque je n’ai rien à faire. »
      [ccolor=darkgrey]« C’est la saison creuse. Pas d’âme qui ne veule se faire prendre par un Assassin. »[/color]
      « Ou alors, c’est le Maître qui ne veut pas me donner de travail, parce qu’il estime que je suis trop jeune pour… Oh, et puis zut ! Bon sang, j’en ai assez d’être ‘‘trop jeune’’ pour tout ! »


    L’Esprit de la Peur ne répondit rien, se contentant d’étirer encore plus son sourire narquois. Mais c’est qu’il se moquait de moi en plus, le bougre ! Sorataï, ma créature de fumée aujourd’hui sous son habituelle forme de loir qui reposait dans mes bras, entrouvrit les yeux puis se rendormit. Il ne parlait pas, mais je pouvais le comprendre. Il n’était pas très en forme aujourd’hui, et de toute façon il n’aimait pas beaucoup Azaryel, parce que celui-ci lui faisait toujours de mauvaises blagues. Ils se bagarraient souvent, ces deux là, d’ailleurs, surtout quand j’étais occupée à faire autre chose.

    Nous continuâmes notre petit bout de chemin. Au passage, Azaryel cueillit une rose noire sur le chemin et la sentit, avant de la mettre dans mes cheveux.

      « Dans mes cheveux noirs, elle ne se verra pas. » lui dis-je, boudeuse.
      « Peu importe si elle se voie ou pas. Une rose dans tes cheveux, ça te donne un air romantique, j’aime bien. »
      « Je ne souhaite pas avoir l’air romantique. »


    Mais je gardai quand même la rose dans ma chevelure d’ébène. Nous arrivâmes sur une grande place, que je parcourus de mon regard de rubis. J’aperçus alors une taverne. Je marchai vers celle-ci, j’avais un peu soif. Nous entrâmes. L’Esprit se transforma soudain en immense masse noire et, en vitesse éclair, se dirigea vers une poutre en bois au dessus d’une table, la plus ombragée et à l’écart de toutes. Il reprit sa forme humaine, sauf qu’il était accroupi comme une grenouille sur cette même poutre. A cette table, étaient assis de curieux personnages aussi différents l’un que l’autre : une dame plutôt riche, bourgeoise sans doute, habillée et maquillée élégamment ; un poivrot complètement saoul, qui manquait de s’affaler sous la table ; et enfin, un elfe séduisant, en tenue et cape de voyage. Voyant que je les observais, la grande dame bien maquillée me dit :

    « Eh bien petite, qu’attends-tu ? Viens t’asseoir avec nous, il nous manquait justement un partenaire ! »
    « Je ne suis pas petite. Rétorquai-je en m’avançant. Un partenaire pour quoi ? »
    « Pour jouer au poker. »
    « Un poker ? Qu’est-ce que c’est ? J’ai entendu parler du poker, mais … »
    « Tu verras bien. Tiens, prends donc cette chaise. »

    J’obéis, et posai Sorataï sur mes genoux. Au dessus de nous, Azaryel souriait. J’étais sûre qu’il se retenait de rire. Quel imbécile celui-là, riant toujours de n’importe quoi ! Pas étonnant qu’il n’ait pas beaucoup d’amis dans le monde des Esprits. Heureusement qu’il s’accrochait à moi, cet idiot.
    ______________________________________________
    « Oh non, dîtes moi que c’est, hips ! pas vrai ! »
    « Elle a encore gagné… »
    « En effet… Tu es sûre que tu es une débutante, Lazulys ? »
    « Oui, Dame Ëliane… J’ai juste de la chance… »
    « Gagner au poker ne dépend pas de la chance, mais de l’intelligence et de l’expérience… Je suis impressionnée, Lazulys ! »
    « Eh bien, au revoir, dans ce cas… Permettez moi de vous quitter, j’ai envie de boire un verre… »

    Je me levai, une grosse bourse d’argent dans ma poche. J’avais gagné ma toute première partie de poker. Bien que je ne le montre pas, j’étais assez fière de moi, en fait. Je laissai Dame Ëliane, Fraëlin et Harvey seuls, désemparés et surtout ruinés à leur table, puis commandai un jus d’orange au barman. Je jetai un regard à l’emplacement d’Azaryel. Il était mort de rire, mais se retenait d’exploser. Je souris.

_________________
    Lazulys Andromeda Feiweï
    Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
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    Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
    Qui compriment le cœur comme un papier qu'on froisse?
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Sorrow Rozen
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MessageSujet: Re: Une partie de cartes ? [Libre]   Dim 4 Sep - 11:35

Sorrow était à Vardöm. En soit, c'était un petit exploit pour lui. Son pays natal, il n'y avait pas remit les pieds depuis que sa mère l'avait vendu à des trafiquants d'humains. La transaction achevée, il avait échappé à l'emprise de la drogue sur un navire. Il ne savait pas où il était, ni où il avait débarqué, mais il n'était plus chez lui. De toute manière, il n'avait plus de chez lui. Et il ne savait pas non plus où il avait bien pu arriver, à qui il avait appartenu. Sa vie ne lui avait été rendue qu'il y a peu, et il avait déambulé un peu partout dans le monde, mais toujours en évitant son pays natal. Sorrow n'est pas quelqu'un d'excessivement superstitieux, mais son passé reste quelque chose de sombre pour lui, et probablement la source de toutes ses angoisses. Rentrer au pays, c'était affronter sa mère, affronter ce jour où des hommes l'avaient emmené, affronter tout ce qui suivit après.

Il a fallu deux bonnes années. Deux années à éviter ce pays comme la peste. C'est un peu idiot dans la mesure où il est quand même censé être un des prêtres de l'esprit du vent, mais bon... on fait ce qu'on peut avec ses problèmes, et pour sa part il n'avait pas envie de se mettre le cœur à l'envers pour une histoire de fidélité religieuse, chose qu'il n'avait pas, et n'aurait sans doute jamais. On nait avec la foi. C'est un don qu'on reçoit, ou qu'on ne reçoit pas. Pour sa part, si jamais il l'avait eue un jour, il l'a perdue définitivement lors de ses six ans.

Mais en attendant, il ne pouvait pas rester dans cet état, terrifié par une institution somme toute totalement intrinsèque, relative, et à la valeur obsolète en fonction du point de vue qu'on adopte. Un pays, c'est quoi? Un truc éphémère, une idée que certains idéalistes se font d'une bande de terre, un moyen de rassembler quelques milliers de quidams en leur donnant une bonne excuse pour ne pas se taper dessus. Ca peut aussi être un foyer spirituel, mais ca, il ne le considérait pas comme tel. Rien qui ne vaille la peine de s'effrayer, hein... Presque rien.

Il poussa un soupir, perdu dans les rues. Pour sa part, il était un gamin de la campagne. La capitale, il n'y avait pas mis les pieds. Jamais. Certes, on lui en parlait souvent, très souvent même, en termes assez élogieux d'ailleurs, mais il avait apprit à faire la différence entre un mythe et un fait. Mais il fallait reconnaître que, tout de même, elle avait de la tête, cette forteresse volante.
Comme dans beaucoup de villes, il y avait de l'animation, beaucoup de gens. Toujours, des gens. Il n'aime pas les gens outre mesure. Pas par égoïsme, mais plutôt par prudence. Il a apprit à la longue que les humains sont capables du pire comme du meilleur... Mais qu'ils excellent dans le pire.

En ayant assez de voir tous ces ravissants objets qu'il n'achèterait pas de sitôt, il finit par décider d'aller boire quelque chose. Rien de mieux qu'une auberge pour ca. Les tavernes étaient nettement moins chères, mais également moins propres, et indiscutablement moins bien fréquentées. Mais non. Étrangement, il n'avait pas envie de se rendre dans l'auberge du Poney Fringant (désolée, c'était plus fort que moi). Sans doute parce que c'était quelqu'un qui avait de l'argent qui l'avait acheté, et que depuis, les gens de richesse et lui ne faisaient pas bon ménage.

Finalement, il ne regretta pas son choix en voyant toute une table se faire dépouiller par une gamine. Si on lui pressait le nez, il en sortirait du lait encore. Pour avoir croisé Ikiel, il savait que des gamins dotés d'une chance insultante, il y en avait plus que ce qu'on pouvait penser. Mais il savait également comment les gens réagissaient à la chance. Certes, Sorrow n'est pas mère Thérésa, mais il a encore un minimum de compassion pour les gamines lâchées en plein milieu d'une taverne.

Décidant de faire sa bonne action du jour, il avait donc rejoint la petite, tranquillement, en s'accoudant au comptoir comme pour commander quelque chose. Avant de finalement déclarer sans la regarder :

- Si tu veux garder tes gains, tu ferai mieux de partir avant que les poivrots derrière ne se sentent l'aventure.

Une petite avec une bourse bien pleine, ca faisait une proie facile et presque capturée à l'avance. Déjà il y en avaient pas mal qui guettaient le départ de la gamine pour la suivre et la dépouiller calmement dans une ruelle sombre et indubitablement déserte.
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Lazulys A. Feiweï
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MessageSujet: Re: Une partie de cartes ? [Libre]   Dim 4 Sep - 13:00

    J’observai toutes les bouteilles situées derrière le bar, sirotant rêveusement mon jus d’orange. Je sentais des regards fixés sur moi. Ou plutôt, sur la bourse d’une taille considérable qui était accrochée à ma ceinture. Tss. Ils pensaient vraiment, ces idiots d’ivrognes, qu’ils allaient me dépouiller si facilement, moi la Maîtresse de la Peur ? Moi, la plus jeune des Assassins ? C’était une pensée tellement ridicule que je faillis rire. Je jetai un coup d’œil rapide vers l’arrière. En une fraction de seconde, je vis que les badauds s’étaient vivement retournés, faisant semblant d’être occupés à leurs petites affaires. Piètres acteurs. Je les voyais bien, moi, je voyais qu’ils frémissaient, qu’ils bavaient presque devant la somme d’argent que j’avais amassée au poker. Une belle petite somme, ma foi. Assez pour m’acheter des choses inutiles.

    Je sentais Azaryel bouger, sautiller d’une poutre à l’autre, pour finir par s’asseoir en tailleur sur une poutre juste au dessus de moi. Son sourire démoniaque toujours aux lèvres –je ne le voyais pas, mais j’en étais persuadée. Je commençais à bien le connaître, le bonhomme–, il avait certainement les yeux rivés sur mon cher et tendre jus d’orange. J’aimais beaucoup sa couleur. L’orange, ça me faisait penser au soleil, lorsqu’il se couchait. Il prenait cette couleur orange, juste avant de devenir rouge et d’entamer sa lente descente, son agonie. Il descendait lentement vers la mer, plongeant dedans jusqu’à disparaître totalement et à laisser la place à sa compagne, la lune. Les yeux fixés sur mon breuvage orangé, je continuai à divaguer quand soudain j’entendis une voix. Une voix masculine. Je l’entendis à peine, mais je me tournai sur le côté pour voir qui me parlait.

    C’était un homme, plutôt grand je dirais. Un grand garçon en fin d’adolescence. Il était très mince, maigre même. Je trouvais que les gens maigres avaient un certain charme, allez savoir pourquoi. Peut-être qu’en début d’adolescence on avait des idées et des goûts morbides ? Intéressant. Enfin, passons et revenons plutôt à ce grand bonhomme. Ce que je trouvais d’attrayant chez lui, c’était son visage et ses cheveux. De très beaux yeux entre le rouge et le brun, des traits fins mais pas doux, plutôt durs en fait, fermés. Un visage qui laissait paraître la souffrance et la tristesse. Et ses cheveux, oh, quels beaux cheveux ! Rouges, aussi rouges que mes yeux et que la chemise d’Azaryel, rouges… J’aimais beaucoup cette couleur, le rouge. Une couleur qui se laissait difficilement apprivoiser, une couleur qui ne pouvait être englobée que par le noir. Cette couleur évoquait tant le sang, le feu et la guerre que le luxe et les bijoux. Beaucoup de gens portaient du rouge pour provoquer.

    Au bras droit du jeune homme, on pouvait voir un tatouage représentant une tête de chien à la gueule grande ouverte, comme s’il s’apprêtait à mordre férocement quiconque le regarderait. Est-ce qu’il s’était fait tatouer juste pour impressionner, comme pour compenser son corps si mince ? Si c’était le cas, personnellement je ne pensais pas que ça servait à grand-chose. Et puis, je n’aimais pas trop les tatouages. Enfin, chacun ses goûts. Ce grand bonhomme à la crinière carmin pouvait faire ce qu’il voulait.

    A ses mots, je souris. Il ne savait pas à qui il avait affaire, comme tous ces gens dans la taverne, ces imbéciles qui ne se lassaient pas de fixer ma bourse. Mais bon, il était quand même gentil de me prévenir. Il était vrai qu’une gamine se baladant seule était exposée à un certain danger. Enfin, une gamine normale. Moi, j’étais différente. Je pouvais faire déguerpir mes agresseurs –si agresseurs il y avait– d’un claquement de doigts. Dans ce monde, la peur était maîtresse de pas mal de choses. Les brigands volaient parce qu’ils avaient peur. Certains nobles complotaient entre eux parce qu’ils avaient peur. J’étais persuadée que certains membres de l’Organisation Mirror agissaient parce qu’ils avaient peur, eux aussi. Dans les guildes aussi, la peur dominait, plus ou moins forte. Mais tous ces gens, de quoi avaient-ils peur ? Cela dépendait. Ils avaient peur de mourir, peur de ne pas réussir, peur de perdre leurs titres, peur d’être abandonnés, peur d’être oubliés…

    Qu’allais-je répondre à ce jeune homme aux beaux cheveux ? Je me plaisais à répondre étrangement aux personnes, juste pour voir comment elles réagissaient. C’était très divertissant. Je bus un peu de jus d’orange, puis déclarai d’une voix enfantine, naïve, en ouvrant de grands yeux candides :

      « Ils ne peuvent pas me voler mon argent. Il faut que j’aille acheter un nouveau service à thé. »


    J’entendis un tout petit pouffement qui venait de là-haut. Azaryel devait sans doute se dire ‘‘Un service à thé ? Et puis quoi encore ?’’. C’est vrai que des services à thé, j’en avais pas mal. Mais bon, j’appréciais la nouveauté. Je bougeai mes petites jambes d’avant en arrière, attendant la réaction du jeune homme en face de moi.

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Sorrow Rozen
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MessageSujet: Re: Une partie de cartes ? [Libre]   Mar 6 Sep - 9:00

[HJ : C'est très court, c'est très moche, et je m'en excuse platement T-T ]

Il avait sentit son regard s'attarder sur ses cheveux. Ca le mettait toujours mal à l'aise. Gamin, beaucoup aimaient ses cheveux. Suffisamment pour l'avoir acheté, en plus de son pouvoir. Il avait été une pièce rare, un produit de luxe parce qu'il avait une belle apparence, de beaux cheveux d'une couleur assez atypique en l'occurrence, et un pouvoir très utile. Mais en même temps, Rozen les affectionnait beaucoup, et c'était lui qui les lui brossait toujours. C'était d'ailleurs pour cela qu'il les avait aussi longs, comme si en les faisant pousser il pouvait renforcer le lien qui le reliait à lui. Au final, il ne savait sur quel pied danser quand on fixait sa tignasse. Du coup, l'agacement venait, puis la fierté, et enfin l'ennui, trois expressions qui s'étaient succédées dans son regard en moins d'une demi seconde.

Mais on peut dire que sa réponse le surprit. Arquant un sourcil, il la fixa sans rien montrer d'autre, l'analysant du regard dans l'espoir d'estimer à quel point elle pouvait avoir foi en ce qu'elle disait, et au nom de quel principe. Elle faisait très jeune, mais son regard paraissait grave, assuré. Certes, sa jeunesse le faisait douter, mais sachant ce qu'il avait fait à ce même âge et où il se trouvait, il avait apprit à ne pas se fier aux seules apparences. Et puis, vu les vêtements informes qu'elle portait, l'impression de jeunesse se dégageant d'elle semblait accentué. Porter des vêtements moulants aurait, certes été peut être un petit peu ridicule, sur une personne au corps d'enfant, ca en a toujours l'air, sauf si elle le portait bien, et là c'était l'effet radicalement inverse qui était donné, mais au moins cela lui aurait peut être donné quelques années de plus.

Il n'avait pas une impression de grande douleur se dégageant d'elle. Elle ne souffrait pas pour le moment, et bien qu'il y ait des restes, elle en semblait pas avoir vécu l'enfer non plus. Et pourtant, il y avait sur elle une trace, une odeur inexplicable qui semblait lui susurrer qu'elle n'était pas toute blanche... Assez incompréhensible, et pas assez important pour qu'il prenne la peine de creuser plus loin au risque de s'attirer des ennuis.

- C'est un projet fort peu commun.

Il finit par commander un verre. C'était un alcool qu'il ne parvenait pas à reconnaître, mais suffisamment léger pour que le goût citronné de la boisson ne soit pas écrasé par celui de l'éthanol. Comme toutes les drogues, Sorrow n'aime pas excessivement la boisson. Une de temps à autres pour son goût, mais jamais assez pour que sa lucidité s'en voie altérée.

- C'est rare de croiser quelqu'un de ton âge dans ce genre d'établissements. Tu attends quelqu'un?

Il ne cherchait même pas à tourner autour du pot. Il était curieux, il posait des questions. Elle ne voulait pas répondre, tant pis. Il n'en ferait pas une jaunisse pour autant. Son regard se perdit dans les petits reflets dorés que sa boisson avait lorsqu'on l'orientait vers la fenêtre.
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MessageSujet: Re: Une partie de cartes ? [Libre]   Jeu 8 Sep - 10:42

    [Pas grave ^^ Moi non plus c'est pas terrible --]

    Le jeune homme aux cheveux rouges semblait s’attarder sur ma personne. Bien sûr, c’était normal, chez moi il y avait de quoi intriguer pas mal de gens. Mais ces gens-là n’en demandaient pas plus, car ma présence les effrayait plus qu’autre chose. Ils devaient se dire ‘‘Pourquoi ai-je cette sensation devant cette petite fille ? Pourquoi ai-je peur ? Il vaut mieux s’éloigner d’elle.’’ Ou quelque chose dans ces eaux-là. Cependant, aujourd’hui j’avais réduit au maximum l’aura effrayante autour de moi. Ainsi, les personnes situées à moins d’un mètre de moi ne devraient ressentir qu’une toute petite appréhension à mon égard. Quand je voulais être seule, je laissais mon aura grandir, comme une ombre. Ca marchait plutôt bien. Les passants me laissaient tranquille et ne demandaient rien de plus que de fuir devant moi.

    Je me demandais ce que ressentait exactement le garçon en face de moi. Il devait me trouver étrange, surtout après ma réponse assez peu commune. Sentait-il que quelque chose en moi était étrange ? Moi, je ne ressentais pas grand-chose. Les sentiments, les émotions étaient des choses que je ne comprenais pas et que je n’avais pas envie de comprendre. Je n’aimais pas et je ne détestais pas. Neutre, tel un linge blanc. Enfin, blanc, pas tout-à-fait. Plutôt grisâtre, en fait. Dans ce monde où la peur était quelque chose de renié et de détesté, on ne pouvait me considérer comme pure. Mes yeux n’étaient pas vraiment expressifs, pas comme tous les autres de mon âge.

    Je bus encore du jus d’orange, puis l’observai prendre commande. De l’alcool, je crois. Hum, je me demandais comment les grands pouvaient aimer ça. Ce genre de boisson me faisait horreur, et puis quand on voyait l’état de certains quand ils en avaient trop bu, ça ne donnait pas envie. Moi, je préférais les jus de fruit. La couleur était bien plus jolie, et puis c’était moins amer.

    Un projet peu commun. Tu m’étonnes qu’il était peu commun, mon projet. Mais bon, moi non plus je n’étais pas… commune. Que je le fasse exprès ou pas, j’étais toujours différente des autres Invocateurs. Depuis la nuit des temps, la peur avait toujours été considérée comme quelque chose à part. Comme c’était mon invocation, quoi de plus normal de l’être aussi ?

    Je constatai que mon verre était vide, alors je demandai au serveur de me le remplir encore. Au moins, avec du jus d’orange, on ne risquait pas de se saouler. Je pouvais en prendre autant que je le voulais. Avec l’argent que j’avais, je pouvais m’offrir des verres de jus d’orange jusqu’à satiété. Dépenser tout son argent en jus d’orange, voilà encore une chose dite peu commune. Pendant quelques fractions de seconde, je jetai un regard vers Azaryel, qui ne bougeait toujours pas. Hum, c’était rare qu’il soit aussi sage. Je me demandais bien ce qu’il tramait. Pour ce qui était de faire des mauvaises blagues qui ne faisaient rire que lui, il était très inventif. Je suppose que c’était ce qui faisait sa célébrité dans le monde des Esprits, autant que dans notre monde.

    Lorsque le jeune homme aux beaux cheveux me demanda si j’attendais quelqu’un, je souris. Vraiment, je ne voyais pas qui viendrait me chercher, moi. Je n’étais pas comme tous ces enfants qui attendaient leurs parents à la sortie de l’école, pleurant désespérément quand ils ne venaient pas à l’heure habituelle. Moi, jamais je ne donnerais un spectacle aussi pitoyable. D’abord parce que je n’avais pas de parents, ensuite parce que j’avais perdu mon esprit d’enfance, bien que cela ne se voit pas. Je l’avais perdu trop tôt. Et je ne savais même pas si c’était un bien ou un mal.

      « Non. Je n’attends personne. Personne ne vient, jamais. »


    Je souris tristement à mon interlocuteur. Allait-il avoir pitié de moi, ou allait-il s’éloigner, loin de cette gamine bizarre que j’étais ?

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Sorrow Rozen
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MessageSujet: Re: Une partie de cartes ? [Libre]   Ven 9 Sep - 8:23

La petite le mettait légèrement mal à l'aise. Légèrement, certes, mais ce qui l'agaçait, c'était qu'il ne savait pas pourquoi. Peut être son âge, et sa manière de parler en inadéquation avec ce même âge, peut être. Peut être ses yeux qui n'affichaient rien peut être. Peut être simplement sa présence dans une taverne pas très bien fréquentée. Il n'en savais trop rien, en fait. Il n'avait pas peur, il était juste agacé. Il savait la peur très mauvaise conseillère, ainsi, avant de se laisse gouverner par elle, il voulait comprendre pourquoi il la ressentait. Et après, on avise, pas avant.

La réponse le prit légèrement au dépourvu, il faut bien le reconnaître. Il s'était attendu à beaucoup de choses, mais ca pas. Et il du se rendre à l'évidence, cette gamine de treize ans en tapant large s'était rendu dans une taverne simplement parce qu'elle avait envie de promener. Soit il la couchait en travers de ses genoux et lui mettait une bonne fessée pour lui faire comprendre qu'il fallait éviter à l'avenir, soit il tentait de comprendre ses motivations, et ce qui faisait qu'elle semblait, et agissait, comme quelqu'un de non ordinaire, encore moins pour une gamine. Joyeux programme s'il en est. Il aurait tout aussi bien pu la planter là, ca aurait sans doute été plus simple, mais Sorrow est quelqu'un d'assez curieux par nature, et il ne voulait pas renoncer à percer un mystère simplement parce qu'il s'avère plus complexe que prévu. Il a sa fierté, que diable !

- Si personne ne viens, c'est peut être parce que tu n'a demandé à personne de venir.

La tristesse de son sourire laissait entendre qu'elle n'avait personne tout court. Mais la tournure de sa phrase semblait dire qu'elle attendait quelqu'un. Soit elle se moquait de lui, soit elle était volontairement floue pour le plaisir de l'embrouiller. Il ne savait pas trop, il se contentait d'essayer de reconstituer le puzzle à partir des éléments qu'elle lui donnait. En attendant de, il fallait bien la faire parler, sinon il ne s'en sortirai jamais.

- Tu devrai rester prudente avec le jus d'orange. Si tu ne manges rien à côté, ca va te donner mal au ventre.

Si elle l'écoutait, tant mieux, si elle n'en faisait qu'à sa tête tant pis pour elle. Il regarda son verre, qui déjà était bien vidé. Quand on aime, on ne compte pas, et lui, comme il aimait beaucoup le goût avait bu sans regarder les quantités restantes. Tant pis, ca lui apprendra à être trop gourmand. Il refusait de trop boire. Perdre sa lucidité. Plutôt crever. A la place, il étendit ses bras, arrondissant le dos pour s'étirer tranquillement.

- Et puis, ne râle pas de te sentir trop seule. Quand ta créature se pointe, il t'arrive parfois de regretter les moments où il n'y avait que toi.

Un sifflement outré s'éleva du col du roux, ce qui lui arracha un petit rire. Il passa la main dessus, et caressa la tête de son serpent qui jusque là paressait, enroulé autour du collier prévu à cet effet.

- Je ne parlais pas pour toi, Rhyss.
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MessageSujet: Re: Une partie de cartes ? [Libre]   Dim 18 Sep - 18:26

    J’étais plutôt intriguée par les paroles de cet homme aux cheveux rouges. Est-ce qu’il avait déjà coupé ses cheveux, d’ailleurs ? Sans doute pas, vu leur longueur… Il pouvait être fier de sa chevelure. Avoir de beaux cheveux naturellement, c’était rare. Je pris une mèche de mes cheveux noirs dans une de mes mains. Je n’avais jamais vraiment fait attention à ma crinière noire, mais elle était plutôt douce et lisse, en fait. N’empêche que j’étais un peu jalouse de ces beaux cheveux, là. J’avais bien envie de les posséder. Il paraît que Nërio, le Grand Esprit du Feu, avait aussi les cheveux de cette couleur. Pas étonnant, le rouge c’était joli, et puis c’était aussi la couleur du feu. Était-ce l’invocation du jeune homme en face de moi ? Enfin… Le physique de quelqu’un ne représentait pas forcément l’invocation qu’il possédait. J’étais une des preuves vivantes : mon apparence enfantine aurait pu me rattacher à Nëlariel, le protecteur des enfants, mais ce n’était pas le cas. Mais passons.

    Plus j’écoutais l’intriguant individu, plus je me disais qu’il devait avoir une certaine fierté, et qu’il n’appréciait pas tellement qu’une gamine comme moi lui parle de façon si bizarre, qu’elle soit si paradoxale. Personnellement les contradictions ne me dérangeaient pas, mais pour lui ce devait être tout autre chose. Quelque chose dans son regard me disait que je l’agaçais et que je l’intriguais en même temps. J’espérais que je n’allais pas l’énerver au point d’user de la violence. Sinon, je devrais, à mon plus grand regret, utiliser mon unique arme : la peur. Cette invocation suffisait à calmer les personnes les plus antipathiques à mon égard, et qui plus est à me laisser tranquille.

    Ne pas me plaindre à cause de ma solitude ? Mais mon cher monsieur, c’était justement ce que je faisais. Et puis, de toute façon, je n’étais pas seule. Il y avait Sorataï, même si en ce moment il était au pays des rêves, et l’autre crétin, qui lui était bien réveillé. Il n’allait pas avoir des crampes à force de toujours rester dans la même posture ? Bon d’accord, c’était un Esprit, mais tout de même… Ce serait quand même drôle de le voir gémir en disant ‘‘Aïeuuuh, j’ai mal partout !’’. Le voir réagir comme un humain à peu près ordinaire.

    Je vis le collier de l’homme aux cheveux roux bouger puis siffler. Ah, finalement ce n’était pas un collier, mais un serpent. Un tout petit serpent, tout fin, répondant visiblement au nom de Rhyss. C’était joli comme nom. Ça se disait comme ça, d’une seule traite. En plus, quand on le prononçait, ça faisait vraiment penser à un serpent, on n’aurait pas pu trouver mieux. Je bus de petites gorgées de jus d’orange. A ce rythme là, je n’allais tout de même pas avoir mal au ventre, si ? Hum, peut-être… Bah, je n’avais rien à faire de toute façon et je m’ennuyais. Bon sang, j’avais vraiment envie d’avoir une mission, s’il vous plaît Maître, donnez m’en une, n’importe laquelle, même une que personne ne veut parce que la prime est dérisoire !

    Les yeux fixés sur le petit serpent, je pris la parole. Il fallait bien lui répondre, à ce type à la crinière rouge.

    « Vous savez, je ne suis jamais seule. Sorataï dort, mais j’ai toujours un crétin avec moi… »
    « Quel crétin ? »

    Et voilà. Je lui avais donné une occasion d’apparaître. Azaryel était en position du cochon pendu, sa tête à la hauteur de la mienne, son sourire de clown effrayant aux lèvres. Ses longs cheveux argentés balayaient presque le sol et son haut-de-forme était tombé par terre. Je descendis de ma chaise pour le ramasser, puis l’époussetai. Ça devait lui faire plaisir de me voir agir comme une servante. Je lui pinçai la joue puis déclarai :

    « Oui, c’est bien de toi que je parle. Tu ne devrais pas laisser tomber ton chapeau comme ça. Il est tout sale maintenant, c’est malin. »
    « C’est quoi ces gestes et ces paroles déplacés ? Je suis un Esprit, bon sang ! »
    « C’est toi qui devrais te tenir correctement. Le fait d’être un Esprit ne te donne pas plus de droits en société que n’importe quel habitant de Zërya. De plus, j’étais en train de discuter. »
    « Ah oui, tiens… C’est drôle ça, tu attires le plus souvent des types mignons, tu sais ? Bonjour lionceau rouge! »
    « Quel est ce surnom idiot ? »
    « Bah, tu trouves pas qu’il ressemble à un lion avec ses cheveux ? Et comme ils sont rouges et qu’il est plutôt jeunet, ben ça fait un lionceau rouge ! »
    « Comme je le disais. C’est complètement idiot. »

    Je détournai mon attention d’Azaryel pour lancer aux poivrots complètement abasourdis :

    « Eh bien quoi, vous n’avez jamais vu quelqu’un faire le cochon pendu ? Retournez donc à vos occupations ! »

    Ce qu’ils firent aussi sec. Ça alors, quelle autorité j’avais ! Je reportai mon regard de rubis vers l’homme aux cheveux de la même couleur. Il devait être encore plus inquiet, et perplexe en plus. Enfin, Azaryel n’avait pas sorti le grand jeu. Il aurait pu faire fuir toutes les personnes qui se trouvaient dans le bar en usant de je-ne-sais quelle méthode malsaine. Je me demandais comment l’homme me percevait, maintenant. Il s’enfuirait à toutes jambes que ça ne m’étonnerait pas.

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MessageSujet: Re: Une partie de cartes ? [Libre]   Jeu 22 Sep - 9:31

Agaçante, amusante, intriguant, la petite était beaucoup de choses à la fois, et ca le faisait bien sourire, le rouquin. Depuis qu'il avait décidé de battre la campagne, il en avait vu des énergumènes ! Au bout d'un moment, à force de rencontres, on apprend à ne pas s'arrêter sur le simple domaine des apparences. Des êtres à l'allure candide et puérile avaient souvent tôt fait de se montrer en réalité monstrueusement ignobles, cupides, froids, calculateurs et méprisants. En opposition, il avait croisé bien des clochards, des éclopés, des syphilitiques et des criminels dont l'âme était profondément bonne, et lumineuse à un point que ca en devenait douloureux. Expérimenter les Hommes lui avait apprit qu'il ne savait rien, et que tout restait à découvrir.

Sans doute étais-ce pour ca qu'il tentait de comprendre comment elle fonctionnait. Rien de plus que comprendre son mode de pensée. A partir du moment où il saisirait ca, il saisirait sans doute tout le reste. Un moyen était de découvrir le pouvoir de l'autre, mais ce n'était pas une science exacte. Il existait des invocations diamétralement opposées à l'être, ce qui d'ailleurs créait souvent des conflits et pas mal de souffrances, que ce soit pour la personne ou l'entourage.

Sa créature à lui pour le moment était d'ailleurs en train de lui faire savoir à grand coups de sifflements tout ce qu'elle pensait de lui. Rhyss est un jaloux possessif. Il n'aime pas que son serviteur (de son point de vue) passe du temps, et donne son intérêt trop longtemps à d'autres que lui. Et par affection, Sorrow le laissait faire, râler, pester. A force de cohabitation, on fait des concessions. Rhyss a besoin de râler et se faire câliner pour montrer qu'il est là et se persuader qu'on veut de lui, Sorrow le laisse faire et lui donne ce qu'il veut.

Sans un mot, le sourire arqué, il avait observé le petit manège de la petite et de la... chose qui venait de se pointer. Sans un mot, observant simplement... Jusqu'à finir par éclater de rire. Les deux déployaient autour d'eux une sensation de malaise, sans doute étais-ce lié à leur nature. La peur, l'inconfort. Lui même était lié à la douleur, de quel droit pouvait-il parler? La douleur et le plaisir, certes, mais cette première a toujours été plus présente dans la vie des êtres.
Il avait bien entendu de ces esprits qui décident de coller au derrière d'humains. Certains l'ont cherché, d'autres n'ont rien demandé à personne. Pour sa part, il estime ce que ne sont pas ses affaires. On peut être prêtre sans être fanatique, surtout quand on devient prêtre pour qu'on vous foute la paix.

- C'est la première fois qu'on m'affabule d'un tel surnom... Mais bon, même les lionceaux ont des griffes et des crocs.

Et même un bébé est en état de tuer. L'innocence, c'est un mythe que certains ont inventé pour se donner une bonne conscience, et de l'espoir en l'humanité.

Une chose était sûre. La petite attirait bien trop l'attention. Et avec ses cheveux, il la captait quand elle était à proximité de lui. Et ca, c'était intolérable. Surtout quand on est traqué. Il déposa quelques pièces sur le comptoir, et esquissa un petit sourire, confiant et serein.

- Agiter la carotte au nez de détrousseurs potentiels te plaît peut être, mais j'ai quelques soucis avec le fait d'être le centre d'attention... Je pense que je vais sortir.

Il avait laissé sa phrase en suspens, histoire de clairement faire entendre à la petite que si elle voulait le suivre, elle était la bienvenue. Pour sa part, il ne resterait pas trop longtemps. Les rumeurs de taverne lui avaient apprit qu'il n'y avait rien à apprendre. Maintenant, il sortait, et trouverait un endroit assez rapidement contre lequel appuyer son dos histoire de ne pas se faire attaquer par derrière.
Rhyss étant réveillé, il s'était enroulé dans la natte du jeune homme afin de ne pas tomber, faisant songer par ses couleurs et reflets à un bijou tressé dans sa tignasse. C'était un accord tacite entre les deux. Sorrow prenait les devants, Rhyss assurait les arrières.
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MessageSujet: Re: Une partie de cartes ? [Libre]   Lun 31 Oct - 9:30

    [Pardon pour le temps u__u]

    Je souris face à la réaction du jeune homme aux cheveux roux. Il ne semblait pas manquer de tact. Il ne semblait pas non plus très surpris de l’apparition soudaine de l’Esprit de la Peur. En même temps, Azaryel avait tout comme moi réduit au maximum son aura terrifiante. Aujourd’hui, nous ne voulions pas vraiment attirer l’attention sur nous –même si là, en somme, c’était raté– et passer un après-midi agréable et calme. Même si cet après-midi allait être, je le sens, un peu moins calme que je l’avais imaginé. Une rencontre, suivie d’une discussion, ne virait jamais sur un instant calme, puisque notre pensée et notre corps étaient constamment en mouvement. Logique non ?

    Je m’étais rendue compte que plus je rencontrais des gens, plus je faisais des missions et plus je voyageais, plus j’étais heureuse m’être enfuie de l’orphelinat. Là-bas, j’avais une vie monotone, j’étais toujours en train de lire un livre ou de rester seule dans mon coin à ruminer des idées ‘‘bizarres’’ selon les autres. Un vrai légume, en somme. Mais maintenant, je n’étais plus un légume. J’étais entrée en trombe dans la vie active, comme un boulet de canon, et maintenant il se passait chaque jour quelque chose d’intéressant. J’avais désormais un rôle, même tout petit, dans l’histoire de Zërya. C’était sans doute ça, le but de chaque être présent sur cette terre. Etre connu et reconnu pour ses actions, pour ce qu’il fait. C’était un but assez narcissique, quand même. Mais bon. Je ne cachais pas, comme certains avec leur fausse et pitoyable modestie, mon but d’être un minimum connue. Au moins pour me sortir complètement de l’éternelle vie ennuyeuse que j’avais eue.

    Rhyss, la créature du jeune homme aux beaux cheveux, se montrait particulièrement bruyante. Il voulait juste se faire remarquer, je suppose. J’étais bien contente que Sorataï ne fasse pas de bruit, lui. Non seulement il dormait la plupart du temps, mais en plus étant uniquement constitué de fumée, il ne faisait aucun bruit. Il était imperceptible, silencieux, mais il était là, tel un fantôme. Beaucoup de personnes confondaient Sorataï avec un revenant, surtout lorsqu’il prenait forme humaine. C’était idiot. Il n’y avait pas de fantômes à Zërya. Mais je m’égare ! Reprenons donc où nous en étions.

    Je souris quant à la remarque du jeune homme quant au surnom qu’Azaryel lui avait donné. Il avait du répondant. C’était un personnage intéressant. Le faire parler et être en sa compagnie allait certainement être divertissant. Finalement, je n’allais pas m’ennuyer tant que ça aujourd’hui. Du moins, je l’espérais. Bah, si je m’ennuyais trop, je pouvais toujours m’amuser à ma façon.

    J’allais entreprendre de me présenter, mais mon interlocuteur fut plus rapide que moi et sous-entendit qu’il allait partir de l’auberge. Devais-je prendre ses paroles comme une invitation à le suivre ? Eh bien, soit. Le fait qu’il ne souhaitait pas être le centre de l’attention m’interloqua. J’avais bien envie d’en savoir plus. De toute façon, on ne pouvait pas dire que j’étais en bonne compagnie, avec ces poivrots qui me tournaient autour, prêts à me sauter dessus à la moindre inattention de ma part. Ou plutôt, à sauter sur ma bourse assez volumineuse si je puis dire. Et dire que si j’avais une mission à accomplir, on m’aurait sans doute donné plus… J’étais pour ainsi dire obsédée par l’argent que je gagnais. Après tout, je l’avais gagné de la sueur de mon front. Bon d’accord, avec ma chance aussi.

    Je payai les verres de jus d‘orange que j’avais pris, puis suivit le jeune homme. Azaryel descendit de son perchoir et me suivit silencieusement. Il était plutôt calme aujourd’hui, c’était inquiétant. Je remarquai que sa créature, Rhyss, était derrière lui et me regardait fixement. On dirait que cet individu aux cheveux rouges était assez méfiant à l’égard des autres. Est-ce qu’il fuyait quelque chose ? J’avais bien envie de le savoir. Les personnes au passé sombre m’intéressaient plus qu’autre chose, moi qui n’avais, pour ainsi dire, aucune histoire.

    Je trottinai un peu pour être à la hauteur du jeune homme. Le regard de son serpent me gênait, et je n’avais pas envie de rester derrière lui comme si je lui étais inférieure. J’espérai qu’il n’allait pas refuser ma compagnie. Après tout, c’était lui qui m’avait abordée, ce serait une impolitesse que de me rejeter comme un vulgaire déchet. Je lui demandai, avec mon plus beau sourire :

      « Puis-je vous demander votre nom ? Le mien est Lazulys Andromeda Feiweï. L’esprit qui est derrière moi, c’est Azaryel. Et ma créature est Sorataï. »


    Et voilà. Avec tous ces renseignements que je lui donnais, il allait peut-être relâcher un peu sa méfiance.

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MessageSujet: Re: Une partie de cartes ? [Libre]   Jeu 24 Nov - 9:39

La petite lui avait emboîté le pas. Grand bien lui en fasse, ainsi il aurait la conscience tranquille. Bien que de se dire qu’elle se soit faite agresser, piller, violer qui sait, ne lui aurait pas donné de violents maux de ventres, c’était toujours une bonne chose à savoir. Un petit peu de lumière dans un monde désespérément gris et moribond… Il n’y croyait même plus, ne voulait même plus y croire, ne voulait surtout pas y croire. Quand on commet l’erreur d’espérer, on tombe toujours de haut au moment de réaliser que tous ces espoirs étaient vains et idiots. Il en avait assez. Autant se maintenir dans le gris, et ne pas chuter que toujours y croire et toujours être déçu.

Son regard était tombé sur cette petite qui le suivit. Elle était vraiment petite… Avec des joues roses et un air enjoué, elle aurait été adorable, et dans la tranche de son âge… Mais non. Des yeux ternes, un air grave, un visage pâle… Rien de très enfantin, et c’était bien ce qui rendait cette gamine étrange, un petit peu dérangeante selon certains. Lui s’en fichait. A son âge, il avait un regard tout aussi dérangeant. Un regard mort. Pas de colère, de peur, d’espoir ou d’amusement, non. Juste le vide, de la résignation, et l’assurance que la mort était désirée. Heureusement, il y en avait eu pour le relever, le sortir de là… Mais elle, ce n’était pas pareil. Elle avait provoqué elle-même ce changement. Il ne savait pas pourquoi, comment, ni ce que cela impliquait, et il ne voulait pas savoir. Le moins on en sait, le moins on a de risques d’être ennuyé. Au diable la curiosité, elle ne sert qu’à se faire avoir. Parfois elle est utile, mais il faut savoir la doser.

- Je m’appelle Sorrow Rozen.

Elle connaissait déjà le nom de Rhyss, donc inutile de le redire. Et puis il n’aimait pas crier le nom de sa créature sous tous les toits. Pas plus que le sien. Encore moins celui de son arme, là c’était totalement inenvisageable. Le moins on en sait sur lui, le moins on le voit, et le mieux il se porte. C’est la base même de ses pensées, ses actes, ses envies. Il n’aspire qu’à la tranquillité et l’absence de menace. Pas trop, certes, sinon il s’ennuierait mortellement, mais suffisamment pour pouvoir dormir sans bondir au moindre bruit, ca serait bien déjà.

Il devait être fatigué aujourd’hui. Il avait oublié de remettre sa capuche. Prestement, il la remit donc en place, dissimulant sa tignasse fort peu discrète aux yeux de tous, et surtout les malintentionnés probables. Même quand il n’y en avait pas, il préférait jouer la paranoïa mais être sûr que trop se détendre et se retrouver en danger à nouveau. Ce léger poids sur sa tête, cette petit assonance le rassurait, même un tout petit peu. Il savait qu’on le verrait moins, qu’on ne le reconnaîtrait pas.

- Au fait… Tu as quel âge ?

Simple question histoire de situer à quel point cette petite pouvait être étrangement fichue.
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MessageSujet: Re: Une partie de cartes ? [Libre]   Jeu 22 Déc - 14:00

    Spoiler:
     

    Le jeune homme ne semblait pas être contre le fait que je l’accompagne. Mais rien sur son visage ne démontrait qu’il en était heureux non plus. Totale neutralité. Pas de sentiments apparents, regard fixe et droit. Il était comme moi. Ni noir, ni blanc, le genre de personne dont on ne pouvait dire au premier abord si elle était bonne ou mauvaise. Mais on ne se doutait pas que, derrière ce masque qui ne sourit ni ne pleure, se cache autre chose. Et c’était cela qui rend ces personnes plus… humaines ? Réelles ? Je ne savais quel mot employer.

    Il m’observait tout en marchant. Ah. Ce regard, je le reconnaissais. Je la connaissais si bien, cette lueur dans les yeux, cette lueur qui me demandait tant de choses. Mais dans les yeux du roux, elle se faisait plus discrète, elle se rétractait sur elle-même, elle n’en demandait pas trop. J’appréciais cela. Je détestais quand les gens me regardaient trop intensément, quand leurs regards me perçaient comme s’ils pouvaient atteindre mon âme. Mais moi, je suis de ces personnes inaccessibles, que rien ne peut transpercer. Lorsque je tue, les hurlements de mes victimes, l’expression horrifiée de leurs visages ne m’atteignent pas. Je n’ai jamais su pourquoi j’étais si neutre sur ce point-là. Peut-être parce que leur sang ne m’avait pas souillée. Mon pouvoir ne faisait pas couler ce liquide de la même couleur que mes yeux.

      « Je m’appelle Sorrow Rozen. »


    Je sentis Azaryel sourire. Je pouvais détecter son sourire même quand il était derrière moi, ce sourire maléfique et narquois qu’il étirait quand quelque chose l’interpellait ou l’intéressait. Je tournai brièvement ma tête en arrière puis lus sur ses lèvres quelque chose du genre ‘‘Oui…Bien sûr.’’. Je me disais que ce Sorrow ne devait pas avoir un passé très reluisant, vu la réaction de l’Esprit. Mais je m’en fichais un peu, à vrai dire. C’était son problème, après tout. Selon moi, le passé appartenait à ceux qui ne se relevaient plus. Or, Sorrow et moi étions en train de marcher dans les rues, en parfaite conscience de nous-mêmes. Pas besoin de se soucier du passé de l’un ou de l’autre. De toute façon, le mien n’était pas intéressant et je doute qu’il ait envie de raconter sa vie à une fille qu’il connaissait à peine et qu’il trouvait sans doute bizarre. Enfin.

      « Au fait… Tu as quel âge ? »


    Cette question. Encore, toujours cette question qui me taraudait, me poursuivait. Quel âge as-tu, ma petite ? Où sont tes parents ? Hun, je détestais ce genre de questions, c’était si indiscret. Mais bon. On voulait toujours en apprendre un peu plus sur les gens qui avaient l’air bizarre, qui sortaient du lot. Souvent, les gens se demandaient à propos de moi : Qui est vraiment cette fille ? Pourquoi est-elle toute seule ? Qu’est-ce que c’est que ce bracelet en or, d’où vient-il ? Et cet homme si effrayant qui se promène à côté d’elle, pourquoi n’en a-t-elle pas peur comme nous ? Il paraît que c’est un Esprit…

    Et autres questions du même type. Sauf que personne n’avait encore osé me demander tout cela. De toute façon, je détestais les questionnaires interminables des gens trop bruyants et indiscrets. Nul doute que si on me faisait une sorte d’interview à l’improviste, je rembarrerais aussi sec l’importun. J’avais autre chose à faire que de répondre aux gens, et je préférais user de discrétion plutôt que de m’afficher. Je levai la tête vers Sorrow afin de lui répondre, mes yeux couleur de rubis rivés sur son visage. Je m’efforçai d’avoir l’air un tant soit peu honnête, on se méfiait tellement de moi en ce temps.

      « J’ai douze ans. Mais j’en aurais treize bientôt. »
      « Mon chou, on dirait qu’il y a de l’agitation là-bas. »


    Hun. Ça faisait longtemps qu’Azaryel n’était pas intervenu. Tiens, en effet, au bout de la rue, il semblait se passer quelque chose d’inhabituel. J’espérais que cela allait me sortir quelque peu de ma torpeur.

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MessageSujet: Re: Une partie de cartes ? [Libre]   Sam 24 Déc - 14:52

Ainsi le jeune homme pu découvrir que en réalité, le truc n'était pas que la jeune fille ne faisait pas son âge. En fait, c'était juste que c'était bel et bien une gamine. Et le "presque treize ans" ne pouvait malheureusement changer grand chose à cet état de fait indéniable : c'était une gamine à peine entrée dans l'adolescence. Soit dit en passant, rester un gamin ca peut être bien parfois. Mais la question n'était pas là, et le roux était bien loin de critiquer quoi que ce soit. Il a connu des êtres bien plus cruels quand ils étaient enfants qu'une fois devenus adultes. L'inverse existe et est plus répandu, certes, mais c'est une chose qui reste bel et bien existante. Pour sa part, dans l'ensemble, on peut dire qu'il s'en bat la rondelle. Pour ce qu'il en a vu, l'humanité est pourrie et gangrenée, et n'allez pas croire que les gamins sont épargnés. Ils sont simplement des ordures en puissance, et parfois simplement devenues, et présumées innocentes par ces adultes qui préfèrent se mentir plutôt qu'assumer la réalité.
De là à porter jugement sur cette enfant... Il n'y a pas de blancs, pas de noirs, et dans le fond il s'en fiche un petit peu. L'important, c'est qu'on ne lui cherche pas des noises, et que si jamais on le fait qu'on ne mette pas trop de temps avant de mourir. Ah, et on ne touche pas aux innocents. Les plus innocents du moins. Entre autres, il ne tolère absolument pas qu'on perpétue des actes de cruauté devant lui. Ca a l'étrange tendance à le mettre hors de lui. Et surtout à faire le ménage par le vide. Et en tentant de ne pas se couvrir plus de sang que ce qu'on est déjà. C'est parfois bien dur à faire, alors on tente comme on peut de sauver les meubles.

Il n'avait pas répondu, s'était contenté de hocher la tête. Que voulez vous dire? Tu es jeune? Elle devait déjà le savoir. Pourquoi es tu seule? Elle le sait, et sois c'est involontaire et il ne sers à rien de remuer le couteau dans la plaie, sois elle l'a choisit, et auquel cas il est plutôt malséant de renvoyer les choix des uns ou des autres dans leur face en le présentant comme étant un handicap. Elle semblait s'en sortir très bien, elle était visiblement bien nourrie, et suffisamment arrogante pour ne pas avoir été maltraitée dans un passé immédiat. Sorrow n'avait ni l'envie ni la capacité de lui proposer de l'accompagner, alors autant en rester là. Ca nous évitera à tous une situation délicate dans un futur plus ou moins proche, tout dépend du temps qu'ils vont encore passer avant de se séparer. Vardöm est assez grand pour qu'il pense plus que probable qu'ils ne se revoient jamais. Comme cet Ikiel. Il a bien rit de sa présence, on peut dire qu'il l'a apprécié dans un certain sens... Mais il doute de jamais le revoir. Tous les deux sont des nomades, lui sur la mer, lui un peu partout. Et les routes sont assez grandes pour rarement se croiser. Étant foncièrement seul depuis quelques années déjà, il n'en conçoit pas de vifs griefs, une simple mélancolie tout au plus.

- Et qu'est ce qu'il s'y passe?

Un peu perdu dans ses pensées, il n'avait pas trop cherché à faire attention à ce qu'il se passait ou se disait. On peu dire que l'esprit venait de l'en tirer assez promptement. Pour sa part, Agitation + Rue fréquentée = Eloignement instantané. Restait à voir ce qu'elle et son drôle de compagnon pouvaient en penser, ou vouloir en faire. Et comme il l'avait vu, peut être que lui avait comprit de quoi il retournait. Auquel cas, ca leur éviterait d'avoir à s'approcher pour en apprendre plus, ce qui l'arrangeait sensiblement tout bien réfléchit.
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