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 Calypso R. Adurna

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Calypso R. Adurna
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Messages : 14332
Sexe : Femme
Peuple : Humaine avec un quart de sang d'elfe
Origine : Rayör

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Statut dans la guilde : (Maître, haut gradé, membre, apprenti, voir sujet concerné. Pour les citoyens, mettre votre profession. Pour les pirates, préciser si capitaine ou membre d'un équipage.)
MessageSujet: Calypso R. Adurna   Jeu 21 Jan - 21:05


Fiche Technique de
Calypso R. Adurna


Petite phrase correspondant à votre personnage.

    PRÉNOM ; Calypso, nom choisit par les deux parents de la jeune femme. Rïta étant le nom de la femme qui créa, en son temps, le clan Adurna. Il était de coutume que toutes les femmes du clan portent ce deuxième prénom.
    NOM ; Adurna
    ÂGE ; 21 ans
    DATE DE NAISSANCE ; Calypso est née le 13 Aroguër au manoir des Adurna
    SEXE ; Féminin
    RACE ; Humain
    ORIGINE ; Rayör
    GUILDE ; Maître de la guilde des Assassins
    EN BREF ; froide, passionnée, dangereuse, cruelle, timide, maladroite, boudeuse, réservée, fière, arrogante, amoureuse, protectrice, impétueuse, indomptable, libre, lunatique


    Ah son pouvoir...Pas besoin d'être devin pour savoir que Calypso est la maîtresse des flammes. Pourtant Hërya sait à quel point la jeune femme a détesté ce pouvoir. Il ne s'est éveillé en elle que vers l'âge de 13 ans, et encore elle ne le maîtrisait pas du tout.
    Calypso peut faire jaillir des flammes de toutes les parties de son corps (oui oui, elle crache le feu comme un dragon), sa température corporelle est du fait de son pouvoir plus élevée que la moyenne. Elle peut d'ailleurs la faire augmenter à volonté, empêchant ses adversaires de la toucher sans risquer d'atroce brûlures. A ce titre, la jeune femme peut aussi boire de la lave, le feu ne lui cause aucun dommage, et évidement elle ne ressent pas le froid. Sa magie tire sa puissance du feu des vivants, et donc de Nërio. Chose étrange relevée par l'esprit, l'assassin peut tout aussi bien manipuler le feu des morts que celui des vivants, ce qui laisse à présager pour l'avenir une nouvelle évolution de sa magie.

    Son arme n'est autre que la belle et puissante Leïta (connu sous ce nom actuellement, son vrai nom étant Sachii). Elle n'est autre que la faux de la mort, une arme redoutable qui appartenait autrefois à Mëris. Elle est, entre autre, capable de brûler non pas le corps mais l'âme de sa victime. Leïta mesure dans les deux mètres, sa lame est d'argent, impossible à briser, nervurée de rayures bleues nuit qui deviennent liquide et se répandent sur toute la lame au contact du sang. Lorsque Calypso fend l'air de sa lame, celui-ci explose, mais ce pouvoir n'est pas de la faux en elle-même, puisqu'elle tire sa force du feu des morts.
    (pour plus d'informations, voir les armes légendaires)

    La légende veut que Zërya fut créé par les six Grands Esprits. Nërio est l'un d'entre eux, l'esprit du feu, flamme des vivants qui brûle en chaque être. Indomptable, au caractère exécrable, tantôt doux, aimant, protecteur et sage, tantôt violent, rancunier, têtu, et colérique. Il fut enfermé, par on ne sait quelle magie, dans un médaillon récupéré par calypso. On sait peu de chose du lien qui les unit, d'ailleurs on ne sait pas vraiment comment elle a obtenu ce médaillon ni réveillé l'esprit. Au cours d'une mission à ce qu'elle se plaît à raconter, mais il semblerait que leur lien existe depuis bien plus longtemps.
    Nërio peut prendre quatre formes. La première est celle d'une boule de feu qui vole toujours près de sa maîtresse, le plus souvent perchée sur son épaule ou logée dans ses bras. La deuxième est un imposant étalon noir aux crins de feu, capable d'attaquer et de tuer, sa vitesse est sans égale mesure. La troisième, et non la moindre, est sa forme humaine. Un magnifique homme aux cheveux rouges orangés mi-longs, aux traits fins mais sévères, à la peau légèrement hâlée, et aux beaux yeux verts. Physiquement, il est divin, d'ailleurs il n'est pas censé prendre cette forme car elle envoûte hommes et femmes. Et étant un Grand Esprit, Nërio est frappé de la règle de l'Interdit. Quand à la dernière, il s'agit de sa forme originelle, celle sous laquelle il a longtemps vécu avant la création de Zërya. On le devinera faclement, Nërio est un dragon. Pas un simple dragon comme on en trouve dans ce monde, non. Nërio est Dragon. C'est ainsi que l'appelèrent les autres esprits, et qu'on le désigne encore aujourd'hui. Un dragon d'une taille imposante, faisant passer même le plus gros de ces lézars pour des vulgaires poneys à côté de lui. Son corps est entièrement fait de feu, son sang n'est que lave, et seules ressortent ses crocs et ses griffes couleur ivoire plus résistant et tranchant que le diamant. Son rugissemment fait trembler tout un pays, et de sa gueule ouverte jaillit une fournaise qui rendrait l'enfer presque glacial. Ses ailes sont aussi immenses que ce à quoi on peut s'attendre en voyant cette bête, laissant echapper des milliers d'étincelles. Même pour Calypso qui ne ressent pas les effets de la chaleur, monter cette créature s'avère difficile. Une forme que l'esprit utilise rarement et heureusement d'ailleurs. Car ainsi, ses pouvoirs ne sont pas bridés, sa puissance est dévastatrice, et nul doute qu'il pourrait détruire toute une armée d'un simple coup de griffe.


    Voir plus bas.


    Nous allons vous présenter là une sorte de petit questionnaire. Il vous ai juste demander de répondre à la suite des questions, en fonction non pas de vous mais de votre personnage. C'est sûrement la partie la plus amusante de cette présentation puisque nous vous demandons d'être originaux et de répondre en prenant en compte le caractère de votre personnage. Merci d'effacer ce petit paragraphe en itallique.

    Comment dormez vous ?
    Sommeil agité, calme, quel position, pyjama ou chemise de nuit ... ? N'hésitez pas à donner les détails les plus farfelus.

    Que choisissez vous entre un chapeau haut-de-forme et une cape ?
    Alors ? N'oubliez pas de nous expliquer le pourquoi du comment du qu'est-ce.

    Votre avis sur l'élevage des tortues de mers de Jaïnisse ?
    Alors là, joker, faites-vous plaisir !

    Si un passant vous demande l'aide ?
    Allez, on devient un peu plus sérieux. Que votre personnage fera-t-il ?

    Votre définition du mot « Fou » ?
    C'est tout à fait subjectif.

    Quels sont les cinq mots qui vous correspondent le mieux ?
    N'hésitez pas à nous offrir une petite explication. Attention ! Mots, et non pas adjectifs.


    Puisqu'il faut bien s'attarder sur ce détail insignifiant qu'est l'apparence, dressons le tableau de cette femme aux allures parfois enfantines. Calypso a une peau d'un blanc laiteux, que l'on retrouve chez pratiquement tous les nobles. Ses cheveux sont d'un douce couleur argent, aux reflets bleus pâle et violacés. Ils sont coupés courts, lui arrivant à la nuque sur l'arrière, mais ses mèches cachent parfois son visage. Elle a gardé, en hommage à la volonté de son père, deux longues mèches qui lui arrivent en bas du dos et qu'elle laisse généralement sur le devant de son corps. Son regard est celui de l'océan glacé du nord. Un bleu à la limite du blanc, tellement froid qu'on doute d'avoir face à soit une femme de feu. Depuis son enfance, ils gardent une douceur mélancolique, mais sont aussi le reflet de son âme, un portail sur ce qu'elle ressent qu'elle dissimule très mal.
    La jeune femme mesure dans les 1.68m, pas très grande donc, mais pas petite non plus. Sa taille est fine, peut être un peu trop, pourtant elle n'est pas maigre à en faire peur, oh non elle est même plutôt bien dotée au niveau des formes. Agile, souple, elle se glisse partout comme une anguille, et pourtant qu'ils ont peur ces grands idiots lorsqu'ils osent la prendre dans leurs bras, peur de la briser comme une brindille. On devrait pourtant plus la comparer à un roseau, elle ploie sans jamais se briser, une force de la nature, en apparence.
    Calypso s'habille le plus souvent de blanc, bleu clair, violet, crème ou rouge, mais rarement du noir qui fait trop ressortir sa pâleur naturelle. Elle aime les vêtements beaux oui, mais pas trop osés. Ah ciel, que l'on voit ne serait-ce qu'un bout de sa cuisse, ou sa poitrine trop mise en valeur par un corset des plus affriolent et c'est le scandale assuré! C'est une femme qui assume mal sa féminité justement, qui préfère passer inaperçue, et surtout éviter les regards envieux des hommes. Parfois, elle préférerait s'habiller en garçon plutôt que d'être obligée de se plier à cet affreux et stupide code vestimentaire qui veut qu'une femme porte une robe!


    Voilà qui relève du défi que de vouloir cerner cette femme. Qui pourrait se venter de la connaître parfaitement alors qu'elle même ne se connaît pas? Calypso possède deux personnalités, celle qui est la sienne, et celle de l'assassin.
    D'un côté, la jeune femme est douce, aimante, très timide avec les hommes qu'elle ne comprend pas. D'ailleurs ses rencontrent avec la gente masculine se sont soldées par des catastrophes en série pour la plupart du temps. C'est une femme réservée qui a énormément de mal à s'ouvrir au monde. Pourtant il n'en a pas toujours été ainsi. Calypso est une amie fidèle, dévouée, qui ne sait pas exprimer ce qu'elle ressent par des mots, alors elle essaye par des gestes même si c'est peu concluant. Mais elle a ce dont de faire savoir aux autres ce qu'elle ressent à leur égard, une sorte d'entente mutuelle et silencieuse qui convient à tout le monde. Si elle parle peu aux inconnus, elle adore rire et s'amuser, mais pour la voir ainsi il faut vraiment la mettre en confiance. En revanche, dès que l'on commence à parler d'elle, Calypso se ferme comme une huître et change de sujet de conversation. C'est une femme qui croit en ses rêves, qui désire plus que tout atteindre le bonheur même si elle fait souvent de grands retours en arrière en cours de route. Elle se bat pour ceux qu'elle aime même si ces gens ignorent le plus souvent la profondeur des sentiments qu'elle peut ressentir à leur égard. car oui, elle craint par dessus tout de se lier et de perdre à nouveau ceux qui lui sont chers.

    Et puis il y à l'autre facette de son être, cette partie obscure qui fait d'elle un des meilleur assassin de sa guilde. Calypso sait se montrer cruelle, féroce, implacable au combat, et d'une rare violence. Mais elle est aussi hautaine et d'une arrogance rare. Elle se plaît à voir souffrir ceux qui jouent trop avec ses nerfs, d'ailleurs elle s'est découverte il y a peu un certain talent pour la torture. Une tueuse, qui n'hésite pas à prendre la vie des hommes, femmes et enfants qui croisent sa route. Pourtant, Hërya sait qu'on ne croirait pas cela en la voyant. Ce côté sombre qu'elle ne cache pas et dont elle n'a pas honte, elle le doit à son grand-père. Lord Irieis jugeant le caractère de sa petite-fille trop douce, a décidé de "durcir" sa volonté. Et ses efforts ont payé. Une période obscure du passé de l'assassin qu'elle n'évoque jamais et qui a aidé à faire d'elle une parfaite machine à tuer. Lorsque la haine s'empare de son être elle devient totalement incontrôlable, une véritable furie qu'il vaut mieux éviter de rencontrer.

    La plupart du temps, Calypso est une femme agréable, qui sait se tenir en société, après tout elle est noble de naissance. Pourtant, jamais on ne la verra se venter de cette lignée, préférant de loin la compagnie des paysans et des roturiers à celle des gens de la cours qu'elle trouve ennuyeux et faux. Calypso est aussi une amoureuse de l'océan, elle rêve depuis toute petite de devenir pirate.
    Sa fleur préférée est la fleur de cerisier, elle déteste les mathématiques, s'intéresse beaucoup à l'astronomie, adore raconter des histoires au coin du feux, manger des glaces à la menthe sous le soleil brûlant de la belle saison, elle n'aime pas le rose, sa couleur favorite est le rouge et ne supporte pas les plats trop épicés.


    Et voilà, c'est fini. Peut-être juste nous parler un petit peu de vous ? Votre puf, prénom, âge, caractère en général, ou que sais-je d'autre ... Vos passions, votre avis sur le foum, là où vous l'avez découvert ... Faites-vous plaisir. Voilà, en espérant vite vous retrouver dans le RP et dans le flood ♥


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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Jeu 21 Jan - 21:21

Lyme ? ^^
En tout cas merci <3
Par contre, cet avatar n'est pas à la bonne taille et l'image est déjà prise pour un pré - créé, désolée ^^'
Sinon, pour l'instant, le reste est inpeccable ^^

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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Jeu 21 Jan - 21:21

ah nan!!!!!! ça va pas ça >< je terminerais plus tard là je vais au dodo ^^ bisoux

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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Jeu 21 Jan - 21:29


Désolée ^^'
Bonne nuit =3
Tu peux toujours te faire un avatar avec l'image de ta signature ^^

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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Ven 22 Jan - 15:38

    Bienvenue. I love you
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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Ven 22 Jan - 16:34

Hey ma brouette ^^ ca y est j'ai fait ma fiche =p !!! Finis vite la tienne ^^

Gros bisous
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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Sam 23 Jan - 8:29

et voilà!!!!!

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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Sam 23 Jan - 11:29

oouuuuhhh c'est beau *o*
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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Sam 23 Jan - 11:54

Validée ^^

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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Mar 23 Mar - 10:30

Histoire: (faut que je détails vu tout ce qui a changé mdr, mais on ne saura pas grand chose de plus en fait, quoique mesquin)

De ces choses passées qu'il faut savoir pour tenter de comprendre le présent.


Avant de parler de Calypso, il faut déjà en savoir un peu plus sur ses origines pour bien comprendre son passé, et encore je ne vous garantie pas une clarté fabuleuse tant les secrets qui entourent cette famille sont nombreux.
Allan Adurna, fils héritier d'une riche famille bourgeoise est devenu chevalier suite aux désirs de son père. Doté d'une force physique et d'une carrure impressionnante, il brille plus par sa force et sa puissance que par sa magie. Son pouvoir est assez étrange, plus proche de celui d'un prêtre que d'un guerrier puisqu'il peut anticiper les évènements à venir. On parlerait d'un sixième sens très développé. Ce don lui permit néanmoins de se démarquer au champs de bataille et de faire de lui un excellent stratège. On en sait peut sur son passé, il est venu un beau jour sur une plage parce qu'il avait entendu quelqu'un l'appeler.
Frëya Rïta Adurna, voilà une femme des plus étrange, sortie d'un autre âge, aux secrets enfermés à double tour dans une pièce dont elle seule possède la clé qu'elle a emporté dans l'autre monde. Calypso tient du physique de sa mère, les deux femmes sont pratiquement jumelles, mis à part la longueur de leurs cheveux, et l'éclat de leurs yeux. Frëya est née dans la famille Adurna, haute lignée de noble au service de la famille impériale depuis des années. Cette femme trop faible pour être enchanteur, trop maladroite pour être ninja, trop douce pour être assassin, trop fragile pour être chevalier est finalement devenue prêtresse du temple de Finraël, l'esprit du temps. Son pouvoir n'était autre que la divination. Elle savait lire l'avenir dans les cartes et les étoiles, interpréter les rêves, et même si ses prédictions n'étaient pas précises, elles étaient toujours justes. A l'âge de 17 ans, elle vit en rêve qu'un homme viendrait la chercher sur la plage, que cet homme ne serait autre que son âme sœur, celui avec qui elle ferait sa vie, et connaîtrait le bonheur. Jusqu'à l'âge de 24 ans, elle se rendit tous les jours sans exception sur cette plage, jusqu'à l'arrivée du chevalier Allan. Sans le connaître elle l'aimait déjà, et ensemble ils firent construire le manoir Adurna non loin de cette plage où le destin les avait réunis. Une année à peine s'écoula lorsque Frëya donna naissance à sa fille, Calypso.
Frëya savait par avance tout ce qui allait arriver, et même plus. Sa propre fille ne sait rien d'elle, et il semblerait que la noble dame ait un quelconque lien avec le vieil Eridan. Quelle est la portée exacte de ce lien? Qu'à t-elle vue dans l'avenir? Quel lien obscur l'unissait à son père, Irieis? Toutes ces questions et bien plus encore, elle les a emporté avec elle.

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Dernière édition par Calypso R. Adurna le Dim 11 Avr - 19:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Mer 31 Mar - 20:57

Dans mes nuits je vois des murs de feu


Enfant, Calypso était heureuse, riait sans arrêt, entourée de gens qu'elle pensait immortels, et passait ses journée sur la plage à jouer aux pirates avec Caden. Le fils Glaïens était son fiancé. Ennemis jurés des Adurna, l'union de ces deux clans fut grandement approuvée par l'impératrice qui voyait là la fin d'une guerre entre eux. Expliquer à quand remonte cette haine mutuelle serait bien trop long et complexe, alors ne nous encombrons pas de détails, les choses sont déjà bien assez compliquées.
L'année de ses cinq ans, Calypso vit son univers s'écrouler. Ses parents furent tués dans un incendie, un meurtre fomenté par les Glaïens à qui elle voue une haine sans bornes depuis. L'enfant a assisté impuissante à l'agonie de sa mère, une journée sombre sur laquelle elle ne revient jamais et qui la hante parfois dans ses nuits. De là vient sa peur du feu, élément qu'elle déteste alors qu'elle est destinée à en être la maîtresse.
La mort de ses parents est également entourée de mystères, elle était programmée, Frëya savait tout de ce jour et pourtant elle n'a rien fait pour y échapper. Suite à ça, Calypso se plongea dans un mutisme profond, refusant de parler jusqu'à l'âge de 13 ans. Désormais orpheline, c'est son grand-père, Lord Irieis qui la prit en charge, avec pour projet de faire d'elle un assassin. Mais sa petite-fille était bien trop douce, trop innocente. Il fallait briser cette partie de sa personnalité et réveillée ce côté sombre enfouie dans son cœur. La relation entre eux est plus qu'étrange. Lorsqu'elle était enfant, Calypso craignait son grand-père mais l'aimait, il lui apportait toujours des fraises et jouait avec elle. Après la mort de sa fille, il voua à son héritière une haine sans limites. Selon le maître assassin, Calypso était la cause de la mort de ses parents, sa simple existence est une insulte à la mémoire de sa mère, et pourtant il ne la fit jamais abattre.
Après un séjour au palais de Rayör où l'enfant fut placée sous la protection de dame Fyra, son grand-père la ramena à la guilde, au village de Bhëjara dans la région du Layonès. Calypso fut enfermée dans une chambre plus semblable à un cachot qu'à autre chose, jusqu'à ses 13 ans. Si elle pleurait tous les soirs, se recroquevillant dans sa couverture à la lumière vacillante de la bougie, elle se laissa bien vite totalement anéantir. Ses yeux perdirent leur éclat, devenant plus froid et terne que ceux d'un mort, de même qu'elle perdit ses belles couleurs pour ne garder qu'un teint blafard et maladif. Pendant trois longues années elle resta seule, recevant uniquement les visites de son geôlier pour la nourrir, son grand-père devait avoir oublié son existence. Et de toute façon, elle ne servait à rien, elle n'avait aucune magie. A l'âge où les autres enfants commençaient à développer leur don et apprenaient à le maîtriser, la fillette restait tout à fait banal. Sans aucun pouvoir, aucune aptitude particulière. Elle en vint à se dire qu'elle était peut être une erreur, et qu'elle méritait sa punition.
Chaque nuit était source d'angoisse pour la fillette. Ses rêves se faisaient dévorer par les flammes, son corps irradiait de chaleur comme si son sang n'était que lave. Cela ne fit qu'accroître sa peur du feu, et la plongea dans une solitude et un silence encore plus grand.

Un matin, ou une après-midi elle n'en savait rien, quelqu'un vint la voir. Un homme qu'elle n'avait jamais vu. Irieis l'accompagnait. C'était un médecin qui examina l'enfant sous toutes les coutures à la lumière de la bougie avant de décréter qu'elle était faible, mais en bonne santé. Et qu'un peu de soleil ne lui ferait pas de mal. Une violente dispute éclata entre les deux hommes, le médecin menaça le maître assassin d'informer l'impératrice des mauvais traitements que subissaient l'enfant. Alors, il le tua. Calypso était terrifiée mais n'osait parler. Son grand-père lui attrapa le bras et se pencha sur elle avant de souffler de ce ton haineux qu'il prenait dès qu'il s'adressait à elle:
«Désormais tu seras assassin.»
Assassin, elle? Mais on lui avait toujours dit que tuer était mal. Et puis elle était bien incapable de faire ça, rien que la vue du sang l'écœurait. Suite à cette altercation, Lord Irieis ne revint pas la voir, en revanche un autre homme le remplaça. Il portait un long manteau noir, son visage était balafré de cicatrices, ses mains gantées de noir, ses cheveux ternes, d'un brun crasseux, et ses yeux bruns pervertis. La fillette n'eut droit qu'à lui seul, finit le geôlier, finit les médecin. Cet homme serait son seul et unique visiteur. Et il réveillerait son instinct, il lui enseignerait son art. Tout devait commencer par cette arme qu'un enfant ne devrais jamais connaître, et Hërya sait que Calypso y a goutté au cours de sa courte vie: le fouet. Le fouet et les coups. A compté de ses 8 ans, l'enfant plongea en enfer, le véritable enfer, celui qui vous détruit un homme, vous brise une volonté, celui qui fait du plus cruel des meurtrier un agneau inoffensif. Mais que produirait un tel traitement sur un agneau? Rien de plus que l'effet inverse. Était-ce l'intention d'Irieis? Oui sans aucun doute. Faire d'elle une tueuse, un animal obéissant, et il y parvint. Pendant 5 longues années, Calypso ne connut rien d'autre que l'angoisse au réveil, la douleur des coups, la morsure du fouet, la brûlure des flammes, le tiraillement de la faim, jusqu'à ce que son esprit explose littéralement et ne laisse qu'une coquille vide.
Ses journées se résumaient à de longues séances de passage à tabac où l'homme lui hurlait de riposter.
«Défends-toi! Haïs-moi! Ripostes!»Mais elle ne répondait jamais à ses provocations, pas une fois, préférant subir que de tenter de lui faire du mal. Trop douce, trop gentille, trop humaine. Jusqu'au jour où tout cela changea

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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Dim 11 Avr - 19:50

Cette voix qui m'a appelé
(entre le séjour à Rayör et l'arrivée à Bhëjara)

Le soleil inondait de lumière la somptueuse chambre du palais impérial de Rayör dans lequel logeait Calypso. La fillette était assise sur le bord de son lit. Sa peau était atrocement pâle, ses cheveux argentés aux reflets bleus lui tombaient au milieu du dos, deux petites mèches encadraient son joli visage. Elle ressemblait à Eénis, c'était frappant. Vêtue d'une chemise de nuit rouge et or, elle attendait, comme tous les matins. Cela faisait combien de temps depuis la mort de ses parents? Une semaine? Plus, moins? Elle n'en savait rien, et de toute façon que ces choses d'adulte lui semblaient futiles en cette heure.
La porte s'ouvrit sur le médecin qui vint examiner l'enfant. Il vérifia son pouls, si elle avait encore de la fièvre, si elle n'avait pas de vertige, la pesa et grimaça. Elle avait encore maigri. Puis il croisa son regard arctique et frissonna. Mort. Pas une flamme ne l'animait, rien, le néant, un regard vitreux laissant deviner le profond désespoir dans lequel Calypso était plongée depuis son arrivée.

"Vous sentez-vous mieux mademoiselle?"

Pas de réponse. Il reprit plus doucement, prenant dans ses mains chaudes celles glacées de l'enfant et lui sourit timidement.

"Vous savez, il faut parler. Si vous ne me dites rien je ne peux pas deviner ce qui ne va pas. Parlez-moi, s'il vous plaît, mademoiselle Adurna."

Rien, même pas un haussement de sourcils. C'était à peine si son ventre se soulevait au rythme de sa respiration trop faible. L'homme se redressa et lui caressa les cheveux affectueusement, lui promettant de revenir demain, peut être même ce soir. Il lui apporterait des gâteaux des cuisines. Ses paroles se heurtèrent au silence de la fillette.
Puis une femme entra, Aliénor, la nourrice en charge de calypso pendant son séjour. Elle la lava, l'habilla, la coiffa tout en lui racontant les dernières nouvelles du palais. Évidemment elle ne reçut aucune réponse, pas même un regard signifiant qu'on lui accordait un quelconque intérêt.
La journée défila à peine pour l'enfant qui ne se souciait guère de ce qui l'entourait. Elle restait assise à sa fenêtre, à regarder les jardins, un livre posé sur ses genoux et à bouder la nourriture. Le médecin revint le soir avec Aliénor. Ils tentèrent de la faire parler, de l'amuser un peu, d'obtenir ne serait-ce qu'une réaction. Mais rien. Quand elle fut couchée, la fillette les entendit parler à voix basse:

"C'est de pire en pire, surtout depuis la visite de Lord Irieis.
-Elle a encore maigri.
-Mais rien ne l'intéresse, si elle continue comme ça j'ai bien peur qu'elle ne meurt,
souffla le médecin.
-Vous savez, on commence à murmurer au palais.
-Comment ça?
-Certains disent qu'elle est possédée, maudite par le démon, et que c'est la raison de ce silence. Et puis ce regard...ce n'est pas le regard d'une enfant. Vous savez, je m'occupe d'elle depuis son arrivée, et elle sombre de plus en plu. Ces yeux-là, ce ne sont pas ceux d'une enfant.
-Aliénor vous êtes sotte! Elle vient de perdre sa famille!
gronda le médecin.
-Je sais bien, mais...Ah ne nous voilons pas la face. Même un fou a plus d'expression dans le regard que cette petite. Il faut nous rendre à l'évidence: elle est morte."

Le médecin s'énerva mais ne pouvait nier l'évidence. Dans son lit, la fillette remonta les couvertures pour calmer ses frissons. Oui, elle était morte, au dedans. Même si son cœur battait, elle ne ressentait rien, même son propre esprit avait été anéantit. Mais si elle était morte, pourquoi respirait-elle encore?
Au milieu de la nuit la fillette se réveilla, attirée par une force dont elle ne s'expliquait pas l'origine. Glissant hors de ses draps froids, l'enfant sortie de sa chambre et déambula dans les couloirs déserts. Son expression ne laissait rien transparaître de ses émotions. Mais de toute façon elle était morte non? Le médecin l'avait dit. Calypso se laissa guider par cette aura, elle descendit des étages, traversa plusieurs couloirs, passa même devant des gardes endormis sans jamais prêter attention à ce qui l'entourait. Et elle s'arrêta devant une porte d'une taille imposante devant laquelle deux hommes montaient la garde. Et eux ne dormaient pas. Ils brandirent leurs lances avant de se calmer en voyant l'enfant. L'un d'eux s'adressa à elle:

"T'es perdue gamine? Les cuisines c'est là-bas!
-Crétin
! gronda l'autre. C'est lady Adurna!
-Oh...Pardon ma dame
, il s'inclina bien bas devant elle. Vous vous êtes perdue? Votre chambre n'est pas ici, et c'est une heure peu convenable pour se promener la nuit."

Il croisa les yeux éteints de l'enfant et frissonna. Voyant qu'elle ne réagissait pas, il glissa à son camarade, une peur mal dissimulée dans la voix:

"Tu crois qu'elle nous entend?
-Mais oui idiot!
-Mais regardes, ces yeux, on dirait ceux d'un mort.
-Ah tu ne vas pas te mettre à croire ces racontars de bonne-femme!
Il se pencha vers Calypso. Mademoiselle, nous allons appeler quelqu'un pour qu'il vous raccompagne. Restez ici."

L'homme se redressa et fila dans le couloir, son coéquipier l'appela, paniqué:

"Me laisses pas seul avec elle!
-C'est une enfant imbécile!
répondit l'autre en disparaissant au bout du couloir. L'homme déglutit péniblement et laissa échapper un rire nerveux. Quand il reporta son attention sur la fillette, il vit que ses lèvres bougeaient, mais il ne parvenait pas à entendre ce qu'elle disait. Alors il se pencha, le cœur battant à tout rompre. Que dites-vous mademoiselle?
-Je...
-Je n'entends pas, parlez plus fort.
-Je suis...
-Lady Adurna?
-Je suis morte..."


L'homme blêmit et se redressa subitement avant de se plaquer contre la porte. Il tremblait de toutes parts, ne pouvant détacher son regard des deux perles glacées qui le fixaient sans aucune émotion. Les yeux d'un défunt mettant son âme à nue.
La fillette tendit la main, l'homme voulut hurler mais aucun son ne franchit ses lèvres. Elle ouvrit la porte et entra, le garde se laissait glisser conter le mur, ses yeux exorbités par la terreur étaient devenus blancs, de même que sa tignasse brune, et son cœur battant à tout rompre finit par lâcher. Il s'écroula dans le couloir, mort.
Calypso ne se retourna pas et referma doucement derrière elle. Puis elle reprit son chemin. La fillette était dans une bibliothèque, une immense bibliothèque, sûrement la plus grande de Zërya. Et ce qu'elle cherchait se trouvait tout au fond. Sans se presser, ne sachant même pas où elle allait, elle avançait, se perdant des les rayons d'ouvrages. Jusqu'à finalement s'arrêter devant une autre porte en bois, lourde, verrouillée. Une inscription était gravée dans la roche juste au dessus:


"Ci demeurent les secrets."

D'où connaissait-elle cette langue qui n'était pas celle de son pays, ni d'aucun auter, ça elle n'en savait rien. Néanmoins elle pouvait lire et comprendre. Calypso poussa la porte, le verrou se leva comme par magie. Comment? Par quel miracle? Cela non plus elle n'en savait rien.
La pièce était minuscule, froide, poussiéreuse, seulement éclairée par une bougie éteinte depuis longtemps. Une faible lumière émanait d'un rayon de livres. Calypso vint s'arrêter devant la source de cette lueur blanche aux reflets bleus. Un livre. La reliure noire et rouge était plus usée et vieille que le Temps lui-même. Des inscriptions ornaient la couverture, une langue très ancienne que la fillette comprenait parfaitement. Ce n'est que des années plus tard qu'elle apprit que cette langue était celle des esprits. Comment pouvait-elle la connaître alors qu'elle n'avait que cinq ans, cela aujourd'hui restait un mystère. Mais n'était-elle pas dans la salle où dormaient tous les mystères du monde? Ses yeux glacés se posèrent sur l'ouvrage vieux comme Zërya, peut être même plus, et elle le prit pour l'ouvrir. Il luisait encore, pourtant ses pages étaient blanches, enfin, jaunies plutôt, brûlées par endroit. C'était peut être la chose le plus intéressant qu'elle ait jamais vu depuis son arrivée dans ce palais. Pourquoi ces pages vierges? Que faisait ce livre ici si il n'y avait rien d'inscrit dessus? C'était cette question que formula la fillette, en pensée, et elle sursauta à peine lorsqu'une voix lui répondit:

"Ce n'est pas parce que tu ne vois pas qu'il n'y a rien à voir."

C'était la voix d'une femme. Douce, inquiétante, mielleuse, et vibrante de haine.

"Est-ce que je rêve? demanda la fillette.
-Oh non, je peux te garantir que tout ceci est bien réel petite maîtresse, répondit la voix en riant.
-Maîtresse?
-Oui, je te veux comme maîtresse.
-Moi? Pourquoi?
-Parce que tu es morte.
-Ah...alors c'est vrai, je le suis réellement. Pourquoi est-ce que je respire alors?
-Parce que tu n'as pas fais ce pourquoi tu es née.
-Je veux mourir
, répondit doucement l'enfant.
-Je sais petite maîtresse, je sais, mais est-ce ce que tu veux vraiment?
-Oui, devrais-je vouloir autre chose?
-Je ne sais pas, c'est toi qui es morte.
-Je ne suis pas sûre...
-Qu'est-ce que tu veux?
-Je veux mourir.
-Vraiment?
-Et aussi...non c'est mal!
La fillette se braqua, fermant violemment les yeux. La voix se mit à rire et demanda, de plus en plus doucereuse.
-Qu'est-ce qui est mal?
-Tuer, c'est mal, c'est maman qui l'a dis.
-Ah, tu veux tuer?
-Oui, parce que maman et papa sont morts. Je veux mourir pour aller avec eux, mais je veux tuer pour ne plus avoir mal dans mon cœur.
-Prendre la vie d'un autre pour ne plus avoir mal et mourir après. Voilà qui est bien ambitieux. Et si tu ne retrouvais pas celui qui te fais mal?
-Eu...je ne sais pas. Tu ferais quoi toi?
-Moi? Tu me demande à moi?
La voix éclata franchement de rire cette fois. Oh moi, je suis si malheureuse aussi.
-Ah oui? Pourquoi?
-On m'a enfermé, il fait noir, il fait froid, et j'ai soif.
-Tu ne peux pas sortir?
-Non hélas, je ne peux pas, c'est ma punition pour avoir voulu prendre une vie.
-Moi aussi je vais être enfermée si je prend une vie
? s'inquiéta l'enfant.
-Non, si tu ne te fais pas prendre. Alors dis-moi, petite maîtresse, qu'est-ce que tu veux?
-Je veux mourir
, répondit l'enfant après un silence.
-Alors je vais t'y aider. J'ai juste besoin de ton sang.
-De mon sang?
-Oui. Verse en sur les pages du livre.
-Il en faut beaucoup?
-Oui, une grande quantité. Verses-en jusqu'à ce que tout tourne autour de toi.
-D'accord."


Calypso posa le livre par terre et fouilla la pièce à la recherche d'un objet pour se blesser. Elle trouva un vieux couteau qui ferait l'affaire. L'arme au dessus de son poignet blanc, elle hésita un moment. C'était bien ce qu'elle désirait? Ses parents seraient-ils d'accord? Oh de toute façon, qu'avait-elle à perdre? Personne ne la gronderait, son grand-père s'en ficherait qu'elle meurt, et ses parents l'avaient abandonné. Elle voulait juste retourner avec eux. Alors elle inspira, et d'un geste tremblant, elle plongea l'acier dans sa chair tendre et gémit sous la douleur. Le sang écarlate coula le long de son poignet sur les pages du livre. Il l'absorba, et alors les pages se couvrirent d'écriture rouge, relatant une histoire. Son histoire? Plongée dans la lecture, calypso ne fit plus attention au couteau, elle se sentit pas non plus sombrer doucement dans le néant, seule la voix mielleuse l'appela:

"Petite maîtresse, que fais-tu? J'ai assez bu, arrêtes maintenant.
-Je veux mourir.
-Non, pas maintenant.
-Laisses-moi! Je veux mourir, je veux mourir!"


Calypso s'effondra au sol, les yeux vitreux humides, des larmes brûlantes coulaient sur sa peau blafarde. Le livre n'absorbait plus son sang, elle baignait dedans tandis que son esprit glissait peu à peu dans le néant. Des bruits lui parvinrent, des vois horrifiées. Elle eut juste le temps de voir le livre se consumer, dévorer par des flammes blanches et bleues avant de s'évanouir. La voix raisonnait dans son esprit.

"Merci, petite maîtresse.
-Tu as menti, je suis encore vivante
, gronda la fillette.
-Tu as dis que tu voulais mourir, mais aussi que tu voulais tuer. Je ne pouvais pas prendre ta vie tant que ce vœux n'était pas exaucé.
-Et après, tu me prendra la vie?
-Si c'est ce que tu souhaite, je le ferais.
-Qui es-tu? Tu n'es pas un livre, j'ai lu ce qui étais écris.
-Ah...tu connais la langue des esprits, c'est intéressant. On dirait que j'ai bien choisi.
-Choisi quoi?
-J'ai eu beaucoup de noms au cours de mon existence, mais tu as raison, je ne suis pas un livre. Ce que tu as vu, c'était mon âme.
-Tu n'as pas de corps?
-Non, je suis une faux.
-Quel est ton nom?
-Comment veux-tu m'appeler?
-Leïta.
-Alors je serais Leïta.
-Leïta..."

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Calypso R. Adurna
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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Dim 11 Avr - 19:52

La mort les yeux dans les yeux.


Quelques années plus tard.
La fillette avait grandit, à présent âgée de 13 ans. Ses yeux étaient toujours aussi ternes, ses cheveux étaient courts, seules deux mèches plus longues encadraient son visage blafard. Elle était mince, mal nourrie, mais surtout sauvage.
Comme chaque jours, l'homme entra, mais cette fois il était ivre. Calypso se crispa, lançant un regard haineux à son tortionnaire. Il lui sourit, un sourire mauvais, pervers.

"Tu as 13 ans aujourd'hui, tu es une grande fille. Sa voix était étrangement mielleuse, la jeune fille prit peur. Sais-tu comment on devient une femme ma poupée? Je vais te montrer. Il s'empara de Calypso, terrorisée et la colla au sol. Ses mains se promènent sur le corps de l'enfant tandis que ses lèvres capturaient les siennes. Que tu es jolie, une jolie poupée..."

Étouffant sa victime, il se mit en tête de lui retirer ses vêtements, la laissant vêtue de simple dessous. La jeune fille crut mourir, son regard haineux transperçait l'homme de part en part, ce qui l'énerva.

"Ne me fais pas ces yeux là! Après tout ce que j'ai fais pour toi!"

Il se rua sur elle. Et à cet instant, alors que sa vie était en danger, que l'on menaçait d'anéantir à nouveau son esprit, il y eut comme un déclic. Son regard s'anima d'une flamme meurtrière et celle de la bougie s'éteignit. L'homme s'arrêta, surprit, maintenant toujours fermement sa victime. Puis soudain il se mit à hurler. Il lâcha l'enfant, ses mains devenues rouges se couvraient de cloques.

"Sale garce comment as-tu pu me faire ça! Je vais te faire passer un sale quart d'heure!"

Mais il ne le fit pas. Le corps de Calypso s'embrasa subitement, plongeant la pièce dans la lumière et la chaleur. Les flammes ne lui faisaient aucun mal, elles entourèrent l'homme qui ne pouvait plus reculer. Complètement tétanisé, il vira pâle lorsqu'il croisa le regard de sa victime. De la haine pure et simple, une folie meurtrière, un visage d'ange avec des yeux de démon, plus froid que la glace.

"Oh attends ma jolie, tu ne vas pas t'énerver hein? On ne faisait que s'amuser."

Calypso avança, raide comme la mort, la chaleur devenait insupportable. Plus elle venait vers lui, plus l'homme reculait.

"Attends, attends, t'énerves pas!"

Mais il était trop tard. La jeune fille se rua sur lui, s'empara d'un de ses poignards et le lacéra de coup, déchiquetant tout ce qui passait à portée de la lame. Ignorant les supplications de l'homme. Les flammes vinrent le consumer alors qu'il vivait toujours. Un carnage, c'était le mot, elle le réduisit en miette, éclaboussant les murs de ce sang impur, ses cheveux devinrent rouges, de même que ses vêtements. Combien de temps cela dura t-il? Longtemps, très longtemps.
Lorsque le feu disparut, la porte s'ouvrit sur Lord Irieis. Il n'adressa pas un regard à la scène, il ordonna simplement à sa petite-fille de le suivre. Et de tuer.

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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Dim 11 Avr - 19:59

Le premier tribu de Leïta (les prémices d'une tueuse)


Calypso était beaucoup plus grande, elle devait avoir treize ans ou un peu plus. Ses cheveux autrefois longs avaient été coupés, lui arrivant à la nuque, mais deux longues mèches lui arrivaient à peu près à la poitrine. Sa peau toujours aussi blanche tranchait horriblement avec ses lèvres rouge sang. Son regard de glace était encore plus froid que celui qu'elle avait étant enfant, mais cette fois il y avait autre chose, une lueur de folie. Une douce lumière morbide, une flamme de perversité et de sauvagerie. Elle n'avait plus rien à voir avec la petite fille de cinq ans, perdue et apeurée. Elle avait été brisée, son esprit avait volé en éclat et n'aspirait qu'à la vengeance. Peut être parlait-elle, mais ce n'était que pour insulter et menacer.

La jeune fille courait dans un village, elle n'était pas seule, accompagnée de cinq autres assassins. Il faisait nuit, où étaient-ils? Cela elle n'en savait rien. C'était sa première mission en groupe. Irieis voulait la tester sur ce point, elle était bien trop intenable et parfois il regrettait d'avoir fait d'elle ce qu'elle était.
L'adolescente était sous les ordre de Kara, une femme de trois ans son aînée, elle ne l'aimait pas et le lui faisait sentir. De toute façon qui aimait-elle? Leur mission était simple: trouver un homme qui avait commis les pires atrocités. Il était venu il y avait peu à Bhëjara et avait massacré un bon nombre d'assassins. Qui il était, la raison de son acte, tout cela Calypso l'ignorait. On l'avait simplement lâché sur sa proie avec un seul ordre "tuer". Et c'était bien ce qu'elle comptait faire.
Cela faisait des jours et des jours qu'ils recherchaient cet homme, mais impossible de lui mettre la main dessus, comme si il avait mystérieusement disparu de Zërya. Et l'attente de la traque mettait l'assassin dans un état de nerf extrême. Ce qu'elle ignorait, c'était que cette mission n'était qu'un vaste complot orchestré par Irieis. Son but n'était pas d'appréhender le meurtrier de Bhëjara, il savait déjà de qui il s'agissait. Non, ces gens avaient pour mission de tuer Calypso. Totalement hors de contrôle, cette fille était un danger. Le maître assassin espérait qu'ils retrouvent le meurtrier et que sa petite-fille périrait au combat. cependant, en cas d'échec, les autres assassins avaient pour ordre de prendre la vie de la gamine dès le septième jour. Et l'échéance arrivait à son terme.

Ils faisaient une pause, Calypso debout à l'écart scrutait le paysage tandis que les autres mangeaient en silence. Ils devaient passer à l'acte, ce soir même. Ce serait facile, cette fille ne maîtrisait pas sa magie. Elle était soit disant liée au feu, mais jamais ils ne l'avaient vu s'en servir, elle semblait même en avoir peur. Mis à part son talent au combat, elle n'était pas vraiment utile en définitive. Ce fut le bruit d'une chaîne qui attira l'attention de l'adolescente. Elle se tourna et vit braquer sur elle les regards de ses "compagnons". Un fin sourire illumina son visage, un gloussement rauque monta de sa gorge. Elle riait? Ils allaient la tuer et elle riait.

"Le Maître a ordonné à ce qu'on lui rapporte ta tête, commença Kara. Je suis désolée.
-Menteuse,"
répondit l'assassin en souriant, d'une voix d'enfant douce et inquiétante.

Kara tressaillit, murmurant que cette fille était folle, que de toute façon elle était morte, alors qu'elle cesse de respirer ne serait pas un problème puisqu'elle n'avait déjà plus d'âme. Les cinq assassins se ruèrent sur elle. Elle sortis ses poignards et se lança en avant, tête la première dans un combat perdu d'avance puisqu'elle leur était inférieure en nombre. Elle allait mourir, et c'était génial!
Les coups se mirent à pleuvoir, de même que le sang. Calypso avait le souffle coupé, là un poignard dans le bras, là un coup dans le ventre, là un doigt tranché. A un moment, alors qu'on la saisissait à la gorge, elle planta ses dents dans la joue d'un des hommes et lui arracha la peau. Il hurla de douleur, relâchant son étreinte alors qu'elle se jetait sur lui et plantait son arme dans son corps. Les autres l'arrêtèrent, laissant leur compagnon agoniser, un œil et deux doigts en moins. Das l'esprit de l'assassin il n'y avait rien. Rien que le néant et cette certitude qu'elle allait mourir. Et puis une voix. Une voix qu'elle n'avait pas entendue depuis des années. Une voix qui lui semblait être sortie tout droit d'un rêve.

"Petite maîtresse, je croyais que tu devais te venger avant de mourir.
-Leïta?
-Oui.
-Alors, ce jour-là, c'était vrai?
-Évidemment, je suis réelle, et je suis venue parce que tu m'a appelé.
-Je n'ai rien fais de tel!
-Si, tu l'as fais. Mais dis-moi, il y a huit ans je t'ai demandé ce que tu désirais.
-Oui je m'en souviens.
-Et aujourd'hui, que désires-tu
,"

L'assassin esquiva un coup mais sentit la lame d'un poignard s'enfoncer dans sa chair déjà à l'agonie. Elle ne criait pas cependant, non elle riait. Elle riait comme une démente, et ses agresseurs, il en restait quatre, reculèrent, pensant avoir un démon face à eux. Kara croisa le regard meurtrier de la jeune fille, deux perles glacés désespérément mortes.

"Tu es possédée! hurla t-elle. Regardez ce feu qui brûle dans ses yeux, c'est elle qui a tué nos compagnons à Bhëjara!"

C'était un mensonge bien sûr, mais en cet instant ils y croyaient tous. La voix de Leïta se fit plus douce encore quand elle raisonna à l'oreille de Calypso:

"Que désires-tu?"

Un sourire pervers aux lèvres, la jeune assassin répondit d'une voix rauque:

"Tuer!"

Et à ces mots, Leïta joignit son rire à celui de as maîtresse. Une gerbe de flammes blanches apparut, stoppant net l'assaut des meurtriers. La belle faux se matérialisa dans la main de sa petite maîtresse Dans les deux mètres de haut, la lame argentée brillait d'un éclat meurtrier, les nervures bleus qui strillaient le métal froid ne faisait qu'accroître sa beauté à l'éclat faiblar de la lune. Calypso se mit à chantonner doucement:

"Ô Reine des Faucheuses, toi qui te parjura pour avois commis le pire des pêché. Toi qui fus condamnée au néant et aux ténèbres, j'en appelle à ta force. Protèges-moi de ceux qui en veulent à ma vie. Et je promets d'étancher ta soif...Puis elle souffla sur le sceau d'Hërya qui scintillait faiblement sur le manche sombre. Sachii..."

Bien qu'effrayés et surpris, ses adversaires se lancèrent tout de même à l'attaque. A quatre contre une, ils avaient toutes leurs chances, et ce n'était pas une faux qui allait les arrêter! La première tête tomba. Calypso maniait son arme avec adresse et dextérité, comme si elle l'avait toujours eu. Leïta dans une main, un poignard dans l'autre, elle dansait en évitant les coups. La lame de la faux vint se ficher dans le ventre d'un deuxième homme, il suffoquait, ses lèvres remuaient dans le vide. Calypso planta son poignard dans sa gorge, lui arrachant un cri infâme, et d'un coup sec, elle trancha la chair vers la droite, laissant la tête pendre au cou par un mince filet de chair.

"C'est la Mort, c'est la Mort qui vient nous prendre!"

La deuxième fille, Lisa, ou un nom du genre, lâcha ses armes et s'enfuit. Calypso darda ses prunelles glacées sur Kara. Elles étaient seule à seule, et malgré tout son courage, l'aînée tremblait devant cette fille qu'elle ne reconnaissait pas. Ses yeux ne pouvaient se détourner de Leïta dont la lame luisait sous la lune, teintée de rouge. Le sourire dément de Calypso la ramena à la réalité, et avant même d'avoir pu esquisser le moindre geste, l'assassin était sur elle. La gorge coincée sous la lame qui laissait une fine trace sanguinolente sur sa peau bronzée, Kara roulait des yeux fous.

"Je ne veux pas mourir, gémit-elle. Pitié, je ne veux pas mourir.
-Chut
...Calypso posa un doigt sur les lèvres de sa victime. Ne pleures pas, tu verras tu vas me supplier bientôt de t'apporter le repos.
-Ne fais pas ça, je t'en supplies! Je ne faisais qu'obéir aux ordres!
-Allons, allons, cesses de te plaindre, tu savais ce que devenir assassin sous-entendait.
-Ne me tues pas, je t'en supplies. Calypso!"


L'assassin lécha avec application son poignard sous les yeux terrifiés de Kara. Ses lèvres carmins aussi rouge que ce sang dont elle se délectait. Et dans ses veines, elle ressentait la soif de Leïta. Oui, elle lui donnerait ce qu'elle désirait. Mais avant...

"Je t'en pries...Kara pleurait à présent, les yeux levés au ciel. Tu es assassin toi aussi, on pourrait faire équipe. Cette proposition amusa la concernée, mais son sourire se figea. Ses prunelles glacées ne laissaient rien transparaître.
-Toi tu as choisi ce destin, pas moi, répondit-elle la voix vibrante de haine. Et doucement, presque avec amour, elle enfonça son arme dans le ventre de Kara qui hurlait.
-Hërya! Je t'en pris aides-moi! Arrêtes!"

Mais elle n'arrêta pas. Et alors que sa victime hurlait à la mort, Calypso plongea sa main dans la profonde entaille qui laissait son ventre béant. Kara hurlait, se débattait, mais chaque mouvement lui entaillait plus profondément la gorge. Le sang coulait à flot de sa gorge et de son ventre, ses yeux se firent vitreux mais Calypso la maintenait en vie suffisamment pour jouer encore un peu.

"Achèves-moi, murmura Kara. Je veux mourir. L'assassin se pencha sur les lèvres de sa victime, y posa les doigts pour les couvrir de sang et murmura doucement.
-Moi aussi."

Et alors elle l'acheva, sa main plongée dans le corps encore chaud de sa victime arrachait tout ce qui passait à sa portée. Quand elle se redressa, Calypso offrit à Leïta le sang de Kara, tout en sachant que le prochaine fois elle lui donnerait le sien. Le jour pointait à l'horizon et il lui fallait retourner à Bhëjara. Dans sa tête, elle entendit l'éternelle question de sa faux:

"Que désires-tu, petite maîtresse?
-Tuer."

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MessageSujet: Re: Calypso R. Adurna   Dim 11 Avr - 20:02

Le début du changement (Nërio)


Le village de Jheïs, au coeur de Rayör, une des plus importante cité marchande de Zërya, entourée de murs imprenables et de hautes tours gardées par des archers. C'était là que se rendait Calypso. L'assassin avait alors 15 ans, bientôt 16. Depuis la dernière fois, elle n'avait pas beaucoup changé. Peut être avait-elle gagné quelques centimètres, en tout cas elle avait gagné en formes et en joliesse. Ses cheveux argentés aux reflets bleus caressaient sa nuques, deux longues mèches de la même couleur glissaient sur ses flancs au rythme du pas de sa monture. La peau pâle en raison du manque de sommeil et de soleil était encore plus accentuée par ses lèvres rouges carmins. Ses traits fins, la silhouette fine et élancée, trahissaient sa haute naissance. Seul son regard avait quelque peu changé. Plus froid, plus violent, deux prunelles glacées, vides, ternes, mortes, le regard d'une défunte qui faisait trembler les vivants

Quand l'esprit quitta son médaillon après une bonne centaine d'années, il était sous forme humaine. Ses yeux émeraudes croisèrent ceux de la jeune femme qui tenait le bijoux au creux de sa main ensanglantée. Elle semblait perturbée, même plus que ça. Sa poitrine se soulevait au rythme irrégulier de sa respiration saccadée, et son regard d'ordinaire si terne était cette fois coloré par la confusion, le doute, et la crainte. Elle se pencha sur le corps sans vie du Grand prêtre du temple, mort, le visage serein alors que ses cheveux poivre sel baignaient dans son sang écarlate. Ce fut à peine si elle réagit devant l'esprit. Nërio, beau, puissant, fier, arrogant, séduisant, l'incarnation du feu dans toute sa splendeur. Il était sérieux, pas un sourire n'illumina son visage alors qu'il observait la jeune fille qui se tenait devant lui.

"Calypso Rïta Adurna..."

Elle tressaillit en entendant son nom et leva les yeux vers lui. L'esprit s'avança, elle recula, terrorisée.

"Tu es...
-Le Feu. Oui. Je suis le responsable de tes malheurs."


L'assassin éclata d'un rire glacial avant de prendre Leïta et de lancer, toute trace de frayeur ayant disparut de sa voix:

"Alors je vais te tuer toi aussi!"

Et alors qu'elle se jetait sur l'esprit, Nërio soupira et leva doucement le bras. Un mur de flamme enlaça le corps de calypso et elle se mit à hurler. Car oui, elle en ressentait la morsure dans chaque parcelle de son être. Dans sa tête, elle entendit une voix familière. Pas celle de Leïta, non, une voix d'homme. Chaude, rassurante, autoritaire mais douce aussi:

"N'ai pas peur.
-C'est toi, cette voix que j'ai entendu cette nuit-là à Rayör.
-Oui, c'est moi. Et c'était moi aussi toutes les autres fois.

-Qui es-tu?
-Nërio est mon nom. Je suis le Grand Esprit du Feu.
-Que me veux-tu?
-Je t'attendais.
-Pourquoi? Qu'est-ce que tu me veux?
-Tu es celle qui est née pour être sienne.
-De qui tu parle? Je n'appartiens à personne!
-Tu appartiens au feu. Tu es sa fille, il te réclame.
-Non! Je le hais! Tu m'entends? JE LE HAIS!"


Les flammes la faisaient atrocement souffrir, son cri se perdit dans les murs de pierre du temple, raisonnant dans la ville. Nërio cessa son attaque et l'assassin tomba çà genoux sur le sol. Ses yeux vides fixaient le plafond, et une larme coula le long de sa joue. Elle pleurait. Pour la première fois depuis des années, elle pleurait. L'esprit vint s'agenouiller à côté d'elle et prit son visage enter ses mains brûlante. Elle soutint son regard, son visage humide par un flot incessant. Elle avait vu, sentit, dans son coeur, cette chaleur qui avait chassé les ténèbres l'espace d'un instant. Ce feu qui avait fait fondre son coeur gelé. Mais cela avait été éphémère.

"Je suis tiens désormais, tu es mienne à jamais. Je ne veux pas de ton corps, ni même de ton coeur ou ton âme. Je désires simplement que tu sois mienne.
-Comment? Si je ne peux rien te donner?
murmura l'assassin.
-Tu es ma fille, mon essence coule dans tes veines, je sais que tu parviendras à me donner ce que je veux. En attendant ce jour, ma maîtresse, je veillerais sur ta vie. je chasserais les ténèbres qui rongent ton coeur et je ferais fondre la glace qui garde ton âme prisonnière. En échange, veilles sur ce médaillon, protèges-le comme si ta vie en dépendait.
-C'est un contrat?
-On peut dire ça.
-Pourquoi moi?
-Parce que...tu es celle que j'attendais depuis des années."


Nërio posa doucement ses lèvres sur celles de la jeune femme, faisant déferler en elle son pouvoir. Il glissa jusqu'à son coeur et y fit brûler les ronces qui l'enchaînaient, détruisant leurs épines empoisonnées. Ce poison qui coulait dans ses veines fut remplacé par du feu, encore et toujours du feu. Des flammes puissantes et chaleureuses, mettant au défi le monde de venir se dresser contre elle. Pour Calypso, c'était une renaissance. Jamais elle n'avait sentit quelque chose d'aussi puissant. Son corps en demandait encore. Elle ferma les yeux, laissant l'esprit s'emparer totalement de son être, faisant se déchaîner un pouvoir contenu depuis trop longtemps. Quand elle ouvrit les yeux, Nërio n'était plus là, le médaillon pendant à son cou, luisant d'une douce lumière rouge orangée. Il dormait, elle pouvait le sentir. Tout comme elle sentait courir dans son sang cette brûlure inoffensive. Pourtant, malgré cela, son regard n'avait pas changé. Et Nërio ne le changerait pas facilement.

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Calypso R. Adurna
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