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 Cadeau empoisonné (pv Arkann)

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Shaheen Khal'Ishtar
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MessageSujet: Cadeau empoisonné (pv Arkann)   Jeu 12 Juil - 18:35

La politique est un jeu aux règles très compliquées,qui bien souvent laissent les joueurs en piètre état à la fin de la partie. Elle ne peut qu'être remportée par un seul homme, parfois une femme. Et surtout : elle est fourbe. La politique n'est pas faite pour les angelots, les créatures chétives et fragiles qui se font manger au premier lancer de dé. Elle demande une grande maîtrise de sois, une certaine capacité d'anticipation, et surtout un gros chéquier pour engager d'autres personnes afin de faire le sale travail. Les meilleurs politiciens sont ceux qui savent au mieux jouer sur les mots et faire bon usage de leur influence. Parmi ces homes il en était un, particulièrement féroce, particulièrement craint. Dalakaï, tel était son nom. Un homme imposant tant par sa carrure que son charisme. Un homme élégant et haut placé. Un homme de pouvoir et d'ambition. Et ce qu'il visait, et cela n'était un secret pour personne, était la place très envié de Conseiller de l’Impératrice. Poste occupé par le très jeune Arkann V. Celthrik. Ce garçon avait connu une ascension fulgurante, et surtout avait doublé tout le monde, surtout Dalakaï. Il allait sans dire que l'homme, à la quarantaine passée, ne supportait pas qu'un jeune blanc-bec lui vole ainsi la vedette, et surtout le poste qu'il considérait lui revenir de droit.
Comme tout jeu, la politique possède ses groupes. D'un côté les partisans de Dalakaï, de l'autre ceux d'Arkann, bien moins nombreux, et au centre une foule de personnages secondaires sans importance, mais dont le dévouement pourrait un jour compter si tant est qu'ils choisissent un camp. Et comme souvent chaque camp se faisait des politesses, offrait des sourires polis et forcés pour mieux se poignarder dans le dos ensuite. Dalakaï préparait un de ces fameux coup de poignard, depuis plusieurs jours. Il avait tout pensé. Du jour et du lieu de l'invitation, au choix des convives en passant par le menu exact ainsi que les musiques qui seraient jouées.

Dalakaï fit son entrée, resplendissante, magnifique, surfaite. Comme toujours. La réception organisée par ses soins se déroulaient dans l'un de ses salons privés. La salle, pas trop grande pour une fois, au sol en mosaïque voyait plusieurs colonnes de marbre monter jusqu'au plafond aux peintures digne du plus délicat ouvrage. Le luxe prenait place partout, y comprit dans les dorures discrètes néanmoins présentes de la tapisserie. La grande fenêtre ouverte donnait sur un large balcon déjà fortement sollicité des convives que la chaleur incommodait. De dociles et discrets serveurs déambulaient sagement entre les convives, apportant collations et rafraîchissements. Les conversations polies, presque chuchotées, cessèrent lorsque le maître des lieux fit son entrée. Dalakaï afficha un sourire carnassier, ses partisans rirent sous cape, les autres ne s'en formalisèrent pas plus que ça.

- Mes amis, allons mes amis un peu de calme je vous prie. Ce soir nous fêtons le dernier succès en date de notre cher Conseiller, qui par son travail sérieux et ses murmures avisés, a su mener à bien l'expédition menée par notre grande nation aux confins du désert. Des applaudissements saluèrent la performance du jeune homme, invité d'honneur de la soirée. Mon cher Arkann, je dois dire que j'ai été sceptique après votre nomination à ce poste. Mais à présent je comprends pourquoi notre Reine vous a donné un tel privilège. C'est pourquoi je tiens à m'excuser de ma froideur envers vous, et tiens à vous offrir un cadeau.

Tissu de mensonges,e t tout le monde le savait. Toutefois il y avait bien une raison à ce regroupement intempestif : tout le monde voulait connaître quel était le cadeau en question. Peu d'informations avaient filtré. On savait juste, selon la rumeur, que Dalakaï l'avait acheté au prix fort, et avait eu quelques soucis pour le garder sous contrôle.
L'homme se retourna et la porte s'ouvrit sur deux gardes. L'un tenait fermement une corde, l'autre, armé, pointait sa hallebarde dans le dos de l'homme qui rechignait à avancer. Il tira sur ses cordes, chercha à s'enfuir, mais on le força à avancer encore et toujours jusqu'à ce que Dalakaï ne prenne la "laisse" en main et ne tire un grand coup. Le Khal fut projeté en avant, toutefois il ne tomba pas. Ses yeux mordorés se posèrent alors sur l'assistance et il feula tel un fauve, bombant le torse, les toisant et les défiant tous tour à tour.

- Mon cher Arkann, voilà pour vous une rareté du désert. Un de ses plus beau et mortel trésor. Un homme qui a lui seul a tué la moitié de notre expédition, a mis à mal la garde royale du palais. Je vous offre un guerrier des sables.

Il glissa la corde entre les mains de son cadet. Le Khal ne comprenait pas un traître mot de ce qui se disait, mais le geste symbolique lui apprit qu'il changeait de maître. On l'offrait à quelqu'un. Lui, être offert comme une vulgaire bête ? Le métis éclata de rire, un rire glacial tout en toisant le freluquet. Ça être son maître ? Et puis quoi encore ! Il tira d'un coup afin d'arracher la corde des mains du garçon, sans chercher à s'enfuir. Railleur jusqu'au bout, il la ramassa et vint lui même la remettre dans les mains de l'homme avant de susurrer de sa voix brûlante au creux de son oreille :

- Te's fëmahs ... sierses fëmahs ...

Une insulte susurrée comme des mots doux. Il le traitait d femme, de serpent effémine, une insulte impardonnable chez les guerriers du désert. En même temps comment prendre au sérieux ce gosse aux traits fins ? Une robe lui conviendrait mieux. Une catin tout juste bonne à écarter les cuisses.
Dalakaï sourit de contentement. L'effet surpassait ses espérances. Avec ça, Arkann serait bien occupé. Occupé à le tenir, à l’éduquer, et surtout à ne pas succomber à ses charmes.

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Arkann V. Celthrik
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MessageSujet: Re: Cadeau empoisonné (pv Arkann)   Lun 16 Juil - 16:45



« Un cadeau qui ne peut pas être jeté n'est pas un cadeau mais un piège. ».




Teinte d’encre ~ #FFCC33

On l’y avait traîné un brin de force mais c’est surtout son bon sens qui le décida à se montrer. Après tout…Quiconque, pas même Arkann malgré son rang, ne pourrait se montrer absent à sa propre soirée de congratulation sans se montrer extrêmement impoli et désobligeant envers son hôte. Même si cet hôte s’avère être l’homme qui vous hait le plus dans toute l’histoire du Royaume. Un sourire poli fleurit ses lèvres pâles, un salut propret et mesuré à l’attention d’un convive. On dit qu’il ne faut jamais tourner le dos à ses ennemis. Et le meilleur moyen d’avoir Dalakaï à l’œil était de superviser ses mouvements. Ca Arkann en connaissait parfaitement les rouages. On n’arrivait pas à sa place sans manier avec dextérité ce qu’on appelait si pompeusement Politique. La politique est une guerre sans effusion de sang, une guerre de politesse et de mondanité dans laquelle vos seules armes sont votre capacité à manipuler autrui et à vous entourer des bonnes personnes. Chacun y expérimente ses tactiques, s’y fait les dents, nombreux sont les innocents à s’y être brisé l’échine. A avoir cru que l’argent et les consensus tombaient du ciel, ils comprirent qu’en Politique….La moindre faute est un crime. Un art de mentir, Un art de jouer, de se jouer. Se rattraper en faisant tomber ses adversaires là résidait la clef du succès. Et le quadragénaire aigri qui était à l’origine de cette soirée redoublait d’ingéniosité dans ses bassesses, néanmoins, le conseiller ne s’en formalisait pas.

Tous avaient des ennemis, c’était un fait, et depuis sa montée en grade tous savaient qu’Arkann et Dalakaï s’affrontaient. Certes ce dernier était un adversaire de taille. Certes il était flanqué de toute une clique de partisans, arrivistes et dépassés, mais massive en comparaison de son propre groupe mais l’aveugle avait plus d’une clef en main. Et son opposant le savait parfaitement, sinon pourquoi s’épuiserait-il à lui mettre des bâtons dans les roues ? Mais Dalakaï, aussi grand fut-il, n’était plus tout jeune et si la Reine accordait sa confiance à Arkann plutôt qu’à lui, il n’y pourrait rien. Sans compter que le peuple le suivait également. Alors le jeune homme le laissait amuser la galerie avec ses fantaisies. Cette même soirée n’était qu’une vaste farce, un enfantillage aux yeux bandés du prodige.
Selon les rumeurs il lui remettrait un présent pour sa réussite dernière. Là encore, il n’en comprit pas l’intérêt – hormis bien sur lui offrir un cadeau empoisonné qui serait destiné à lui pourrir la vie – mais en soi ‘l’exploit’ ne méritait pas un tel rassemblement selon lui. Une autre soirée mondaine à ajouter à son palmarès. Les convives y buvaient des vins rares et raffinés, goutaient des mets délicats, ridiculement couteux mais portant les armoiries de grandes fabriques. Autours de lui on discutait des Fleurs de Lune de Madame, de la broche de bronze et de Jade de Garënor, polie à la main en Vardöm d’une autre. Des commérages stériles auxquels chacun apportait une bribe de réponse sans écouter ses prédécesseurs. Soudain les murmures se turent et Arkann su que les choses sérieuses commençaient. Enfin. Dalakaï s’était fait attendre et le conseiller s’ennuyait ferme.

En quelques enjambées souples et agiles il rejoint son Cercle, occupé comme les autres à boire et à grignoter. Un serveur lui tendit une coupe fine et ajourée. Probablement du cristal, précieux et fragile. Après un murmure polit, le blond y trempa ses lèvres. Au moins le vin était délicieux. C’était sans doute la seule chose d’appréciable dans cette mascarade. Encore qu’Arkann n’était pas grand amateur de vin – bien qu’il y a quelques mois on l’eut forcé à converser deux fois par semaine avec un œnologue réputé pour parfaire son palais.
Enfin l’homme tant attendu fit son entrée. Visiblement très appréciée, théâtrale tout comme le discours qui l’accompagna, sirupeux à souhait. S’il ne le vit pas, Arkann reconnu sa démarche, fière et vindicative. Tout dans sa gestuelle le défiait, en passant par le son de sa voix jusqu’au plus petit chuintement de ses vêtements sans aucun doute luxueux. Pour autant, le plus jeune ne retira pas son masque pour vérifier tout comme il ne rentra pas dans son infâme petit jeu. Au contraire. Un sourire majestueux orna ses lèvres et il leva légèrement son verre en direction de son ainé à la fin de sa tirade.

« - Je ne suis guère le seul qu’il faille récompenser dans cette affaire, un cadeau à tous les membres de cette expédition eut été plus juste. Mais vous me flattez, Mon cher. D’ailleurs, je tiens moi aussi à vous remercier puisqu’il semblerait que ce fameux présent vous aura causé bien des ennuis.

Une pique acidulée et pétillante dans un remerciement froid et déférent, elle arracha d’ailleurs un petit rire à certains invités, des sourires complices aux autres. Après tout, chacun était libre de mentir dans cette bataille. Mais il n’était plus temps de s’amuser dans une joute verbale comme en témoigna l’atmosphère tendue qui pesait sur la salle. Pourtant pas une fois le masque de circonstance ne se brisa, pas question de donner à ses ennemis l’occasion de croire que dans cette histoire il craignait quoique ce soit car quel que soit son présent, Arkann ne le laisserait en aucun cas salir sa réputation ou nuire à sa carrière florissante.

Le son caractéristique d’un loquet qui saute lui apprit soudainement qu’une porte à double battant venait de s’ouvrir sur deux gardes, en armure cérémoniale. Le blond devina que l’un deux, celui qui ne portait pas d’arme tenait le présent. Et pour une fois sa cécité l’handicapa plus que de raison, frustré il resta à sa place alors que la créature – puisque son cadeau était indéniablement vivant et … pas tellement conciliant en plus s’avançait. Dalakaï saisit sa longe et au début Arkann crut qu’il s’agissait d’un animal, un cheval, un chien ou un renard rarissime puis l’homme projeta la créature en avant. Celle-ci feula. Un son guttural et agressif. Caractériel. Un parfum inconnu et épicé lui monta à la tête, lui rappelant le miel et les fleurs d’oranger sans pour autant jouir de la même fragrance. Bon dieu mais dans quel guêpier Dalakaï l’avait-il encore projeté…. ?

« - Mon cher Arkann, voilà pour vous une rareté du désert. Un de ses plus beau et mortel trésor. Un homme qui a lui seul a tué la moitié de notre expédition, a mis à mal la garde royale du palais. Je vous offre un guerrier des sables. »

Un homme ? Son visage se tourna légèrement vers celui du politicien. Un homme des contrées inexplorées ? Un tueur qui plus est. Arkann sourit en recevant entre ses doigts fins la promesse d’un cadeau suppurant de poison. Il pouvait voir le visage de son…esclave mais il devina aisément l’expression pleine de haine et de mépris qu’il pouvait bien afficher. Voila qui représentait un défi sans nul doute passionnant. Le Guerrier tira un coup brusque en arrière et à l’étonnement de tous Arkann ne le retint pas. Il n’avait pas besoin de se laisser traîner par terre pour prouver quoique ce soit et de toute façon, le sauvage lui remit de lui-même ses chaines. Son sourire s’agrandit et sa main effleura les doigts brulants du « trésor » alors que ce dernier se penchait à son oreille pour y souffler quelques mots.
« - Te's fëmahs ... sierses fëmahs ... »

Arkann s’était attendu à une autre langue mais surement pas à quelque chose d’aussi suave, presque sensuel bien qu’il ne s’agisse là que d’une insulte. Et surement pas des moindres. En quelques secondes il reconnu la racine d’un mot « Femme » et pour peu… il aurait éclaté de rire, mais il se contint. Ce sauvage, quoiqu’il lui ait dit était loin d’être le premier à le traiter de femmelette.

« - Voila sans nul doute le plus beau présent qu’on puisse faire. Je regrette déjà que ma position ne me permette pas d’étudier à ma guise un tel joyaux. » Lança-il à l’attention de toute l’assemblée, frétillante derrière lui. Mentir encore une fois. S’il avait pu Arkann aurait abattu de lui-même ce sauvage. Et plus vite il s’en débarrasserait et mieux ce serait pour lui, restait juste à savoir comment. Il contourna souplement l’esclave et leurs épaules se frôlèrent tandis que la voix du plus jeune s’insinua doucement dans l’esprit du guerrier pour une conversation privée.

« - Qui que tu sois, ici tu n’es rien hormis un jouet, une attraction de foire prête à amuser les foules. Ne te méprends pas, je n’ai jamais souhaité ta venue et plus vite tu quitteras ces lieux plus vite je serais en paix. Ravi de faire ta connaissance et bienvenue…en ces lieux. » Un ton doux et pourtant ferme, presque sec, sans pour autant se montrer méprisant. Arkann exposait simplement les faits, impressionner le guerrier ne faisait pas parti de ses prérogatives. De toute façon il y avait peu de chance qu’il comprenne sa langue. Il laissa les donzelles s’extasier sur sa créature encore quelques minutes puis avec un rire sans chaleur les pria de rejoindre leurs places, la suite des festivités approchant. Toujours escorté des gardes il se tourna vers l’esclave.

« - Nous devons nous rendre là haut. lui murmura-t-il avec un signe de tête discret en direction d’une loge privée. Ne m’oblige pas à t’y trainer s’il te plait. »

Sans attendre le politicien se porta en avant et rejoignit l’alcôve. Isolée des autres compartiments par d’épais murs recouverts de tentures ocres et brunes elle occupait une place centrale et dominait la scène, plusieurs mètres plus bas. Il pria les gardes de rester à l’extérieur, pas franchement menacé par la présence du sauvage qu’il installa même sur un fauteuil douillé en le sommant de se tenir tranquille. Après quoi le jeune homme réajusta son corset, une superbe pièce de velours et de cuirs vert, turquoise, au dessus d’une chemise noir à lacet. Mettant secrètement en avant ses iris toujours enfuis sous son masque. En guise de bas il portait une simple pair de pantalons crèmes, ajourée de fine dentelures. Quant à ses mollets, ils étaient moulés dans des bottes noirs parfaitement cirées munit d’une talonnette de deux ou trois centimètres. Elégantes.
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MessageSujet: Re: Cadeau empoisonné (pv Arkann)   Ven 20 Juil - 16:59




La voix de l'homme résonna dans son esprit. Il n'en comprit pas un traître mot, seulement que cet homme était un mage. Comme tous les étrangers. Rares étaient ceux se battant à mains nues, comme lui. Lui qui avait tué plus d'une fois, qui tuerait encore, sans jamais faire appel à son pouvoir, ni même à sa créature. Un feulement animal répondit simplement. Le Khal le toisait, de toute sa hauteur, de toute sa rage, de toute sa force. Ce freluquet, cet insignifiant insecte, pour qui se prenait-il ? Il manqua de lui cracher à la figure mais se retint, le regardant simplement s'éloigner. Ces manières, ces murmures de serpent, il n'était pas idiot et comprenait parfaitement les raisons de sa présence ici. L'autre homme, celui qui l'avait acheté, souhaitait se débarrasser d'un ennemi. Alors il lui offrait une bête qu'il ne saurait contrôler. Au lieu de le défier et de l'abattre dans l'honneur, on capturait un prince et l'offrait comme esclave !
L'homme se redressa de toute sa hauteur, toisant cette foule piailleuse et colorée. Les femmes gloussaient, parlaient entre elles derrière leurs éventails. Un sauvage déchaînant les passions. Qui ne le voudrait pas ? La démarche féline, le regard féroce, ses muscles roulant sous un peu satinée que l'on devinait aussi brûlante que le soleil du désert. Exotique. Érotique. Loin des hommes de cette cité aussi fades et gras que mous et sans courage.

Le sauvage leur cracha au pied, feulant toujours telle une bête tandis que son "maître" marchait vers une pièce isolée. Il y entra, indifférent au luxe qui les entourait. Ca aussi c"était typique des étrangers. Exposer leurs richesses, croire que parce qu'ils possédaient ça on devait les envier. On le pria de s'asseoir sur un divan. Et puis quoi encore ! Il resta debout, faisant cliqueter ses poignets pour qu'on le détache. Non il ne tenterait pas de s'enfuir, pas sans ses armes et son cheval. Il regarda l'autre rajuster ses vêtements. A nouveau un rictus de dégoût étira ses lèvres. Une femme. Pire qu'une femme ! Et c'était ça qui devait se charger de lui, se prétendre maître de sa personne ? Qu'on ne le fasse pas rire ! Il avisa les coupes de fruits et les carafes d'eau sur la table. L'eau, cette si précieuse ressource pour laquelle on se battait chez lui. Ici on en usait et abusait. D'un geste, sans prévenir, il fit jaillir l'eau de la carafe et au prix d'un gros effort la changea en glace afin qu'elle déchire les tentures luxueuses. Puis il la fit redevenir eau et aspergea l'homme face à lui. Ce n'était pas là une attaque, juste une simple humiliation. Si il avait voulu attaquer, il l'aurait fais. néanmoins le bruit attira les gardes qui entrèrent précipitamment dans la pièce.

- Mon Seigneur tout va bien ?

L'un d'eux envoya le bout de sa hallebarde dans le ventre du métis, qui se courba sous l'attaqua, dardant son regard haineux sur l'homme. La réaction ne se fit pas attendre. Le Khal se rua sur lui, sans arme, mais tant pis, il devait le frapper, le mettre à terre pour ce qu'il venait de faire. Hélas on ne lui en laissa pas le temps. Devinant ses intentions un autre tira violemment sur ses liens, entaillant plus profondément encore la peau ambrée du métis. Le sang coula, car les plaies venaient de se rouvrir. Il feula, mais trop épuisé pour tenir tête plus longtemps, il ne bougea plus. Cela se paierait. Il arracherait sa tête à cet homme ! Lorsqu'il aurait retrouvé de ses forces. Bientôt.

On le fit s'asseoir de force dans l'un des fauteuils, pile lorsque Dalakaï entra, en compagnie d'un homme. A sa vue le Khal dressa la tête, et un sourire fendit ses lèvres. Il se redressa vivement, l'air bien moins agressif :

- Joshua !

Première fois qu'il parlait dans la langue des étrangers. L'homme vint à la rencontre du guerrier et parla dans sa langue, l'examina rapidement. Il voulu s'adresser à Arkann, mais la voix glacial du métis s'éleva. On comprenait vivement la mise en garde derrière ces mots sortis d'ailleurs.

- Pardonnez moi Mon Seigneur, dit-il en s'inclinant, il ne veut pas que je parle de lui. Il dit que vous ne méritez même pas de savoir qui il est, que vous n'êtes qu'un femme plate qui se croit puissante parce qu'elle tient ses liens dans sa main. Mais que ces liens vous ne les possédez que parce qu'il le veut bien. Quand à vous, il se tourna vers le garde qui l'avait blessé. Il vous arrachera la tête pour ce que vous lui avez fais.

L'homme blêmit, car il savait que ce sauvage en serait capable. Joshua reporta son attention sur Arkann. Dalakaï installé dans le fond de la pièce écoutait attentivement, ses longues jambes croisées, un sourire carnassier aux lèvres.

-Avez-vous des questions Seigneur Arkann ? J'y répondrais si je le peux, et vous servirais d'interprète. Je peux également vous servir de professeur.

Jjoshua n'osait regarder le jeune homme. Il brûlait de hurler ce qu'il savait sur le prisonnier. Hélas, le Khal le lui avait interdit. Car plus que tout, il craignait qu'on se serve de lui pour faire du mal aux siens. Et si cela devait arriver, il se tuerait. Son pays passait avant sa propre vie.

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